Le terme générique d'entreprise est devenu un repoussoir depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. La reconquête de l'esprit "entrepeneurial" passe par la pédagogie qui est le seul rempart contre les peurs. La reconquête du désir de travailler se fera par la base car nos élites sont hors concours. Elle devra prendre la forme d'initiatives collectives simples. Faute d'avoir des leaders qui nous entraînent à gagner plutôt qu'à nous recroqueviller sur nos peurs, c'est sur les salariés des entreprises qu'il faut s'appuyer pour donner des leçons à nos gouvernants et éliminer les langages codés et la générosité à bon marché. La seule façon de retrouver dynamisme et optimisme, c'est de réconcilier droite et gauche sur l'attachement au travail et ainsi de le revaloriser. Reconnaître qu'on est fier de son entreprise c'est admettre, comme 74 % des Français, qu'on y trouve des satisfactions, de l'intérêt à ce qu'on fait, à ce qu'on apprend, qu'on s'y fait des amis, qu'on s'y exprime et que dans tous les cas, on a envie et besoin d'y être heureux. L'épanouissement vient surtout par le travail et non par les loisirs. Qui peut nous réconcilier avec l'entreprise ? Les jeunes, les syndicats, les politiques, les journalistes, les exploités, les chômeurs, les sans logis, tout le monde. « J'aime ma boîte » ne doit pas être socialement incorrect. Le moment est venu de briser les tabous, de revaloriser le travail et de participer au développement de son entreprise.
2. France : seule nation ou gagner de l'argent honnêtement est honteux !
L'ISF est l'impôt symbole, créé par les socialistes en 1982, qui rapporte plus de problèmes que de recettes mais qui reste un outil efficace pour faire croire au bon peuple qu'ils le défendent, sauf que ces socialistes se mettent, de plus en plus, à payer l'ISF. Alors on entend une candidate à l'élection présidentielle, sur les ondes de la 1ère radio de France, confirmer qu'elle paye l'ISF et qu'elle n'est pas riche mais "aisée" : quand on est à droite, on est riche et quand on est à gauche, on est "aisé". De qui se moque-t-on ? L'ISF est un impôt inique qui, entre autre, frappe la résidence principale mais ne touche pas aux oeuvres d'art, on se demande pourquoi ? Il y a une raison très simple à cela : le créateur de cet impôt, plus jeune 1er ministre "offert" à la France par le président Mitterrand, est le fils d'un célèbre antiquaire parisien, un certain Laurent Fabius dont la carrière politique s'est faite à l'ombre d'une gauche de plus en plus aisée mais toujours plus à gauche par opportunisme. L'ISF est absolument tabou pour les Français qui, publiquement, n'aiment pas l'odeur de l'argent mais dans l'intimité portent un masque pour en gagner un maximum mais le cachent pour éviter de payer des impôts, quels qu'ils soient. Payer des impôts est normal pour les autres, pas pour soi. Ainsi la droite est l'avocat des riches et la gauche celle des pauvres, cherchez l'erreur !
3. Il y a de l'eau dans le gaz !
Monsieur propose, Madame dispose. Il pense qu'on est riche si on gagne 4.000¤ par mois, elle indique qu'on est "aisé". Il faut s'arrêter un instant sur cette bisbille devenu quasi permanente entre le patron du PS et la candidate socialiste. Ségolène Royal, sortant du silence dans lequel elle s'était réfugiée après les propositions fiscales de François Hollande, père de ses enfants, a promis de ne pas créer d'impôts nouveaux et même d'alléger les charges qui pèsent sur le travail en les transférant vers le capital. Exit, la surtaxe Hollande. La question est de savoir si des enfants de bourgeois qui vivent de la politique depuis plus de 25 ans sont les mieux placés pour parler de hausse d'impôt. Énarques donc "recasables" à vie, haut fonctionnaires en disponibilité, députés depuis plus de 20 ans, propriétaires, n'ont-ils jamais été dans le besoin, connaîtront-ils le chômage ? Compte tenu de leurs revenus et de leur patrimoine, ils auraient quelque chose d'altruiste à proposer des réformes qui peuvent leur coûter cher. Mais n'auraient-ils pas les moyens de se créer des dérogations ? Revenons à notre "couple Royal", ces deux là, il va falloir qu'ils se parlent un peu tout de même car ce manque de coordination fait désordre.
4. Du balais.
Il reste encore une quarantaine de candidats officiellement déclarés pour le scrutin du 22 avril 2007. Preuve, s'il en est, que le poste et tous ses avantages fait encore rêver plus d'un. Bien entendu, seul l'intérêt général motive les candidats, mais tout de même... Heureusement que les 500 signataires permettront de faire le ménage car, pour rester très terre à terre, tant de candidatures représentent un coût non négligeable pour les finances de la France, donc pour nous.
5. L'écart "ségolinesque"...
Le néologisme que Ségolène Royal a distillé au pays du levant a fait s'étrangler quelques linguistes. Jack Lang, son "conseiller spécial", un brin nostalgique, a affirmé sur une grande radio : "j'aurais un peu aimé inventer ce beau mot". Pauvre Jack, que ne ferait-il pour obtenir un "maroquin" ! Et on parle de "renouveau Royaliste", de changement de génération : c'est vrai que Jack est l'idole des jeunes !
Henri Pauvert.

