Une semaine à la loupe, (29 01 07) : par Henri Pauvert.

Une semaine à la loupe, (29 01 07) : par Henri Pauvert.
1. Un peu de pédagogie "entrepeneuriale".
Le terme générique d'entreprise est devenu un repoussoir depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981. La reconquête de l'esprit "entrepeneurial" passe par la pédagogie qui est le seul rempart contre les peurs. La reconquête du désir de travailler se fera par la base car nos élites sont hors concours. Elle devra prendre la forme d'initiatives collectives simples. Faute d'avoir des leaders qui nous entraînent à gagner plutôt qu'à nous recroqueviller sur nos peurs, c'est sur les salariés des entreprises qu'il faut s'appuyer pour donner des leçons à nos gouvernants et éliminer les langages codés et la générosité à bon marché. La seule façon de retrouver dynamisme et optimisme, c'est de réconcilier droite et gauche sur l'attachement au travail et ainsi de le revaloriser. Reconnaître qu'on est fier de son entreprise c'est admettre, comme 74 % des Français, qu'on y trouve des satisfactions, de l'intérêt à ce qu'on fait, à ce qu'on apprend, qu'on s'y fait des amis, qu'on s'y exprime et que dans tous les cas, on a envie et besoin d'y être heureux. L'épanouissement vient surtout par le travail et non par les loisirs. Qui peut nous réconcilier avec l'entreprise ? Les jeunes, les syndicats, les politiques, les journalistes, les exploités, les chômeurs, les sans logis, tout le monde. « J'aime ma boîte » ne doit pas être socialement incorrect. Le moment est venu de briser les tabous, de revaloriser le travail et de participer au développement de son entreprise.


2. France : seule nation ou gagner de l'argent honnêtement est honteux !

L'ISF est l'impôt symbole, créé par les socialistes en 1982, qui rapporte plus de problèmes que de recettes mais qui reste un outil efficace pour faire croire au bon peuple qu'ils le défendent, sauf que ces socialistes se mettent, de plus en plus, à payer l'ISF. Alors on entend une candidate à l'élection présidentielle, sur les ondes de la 1ère radio de France, confirmer qu'elle paye l'ISF et qu'elle n'est pas riche mais "aisée" : quand on est à droite, on est riche et quand on est à gauche, on est "aisé". De qui se moque-t-on ? L'ISF est un impôt inique qui, entre autre, frappe la résidence principale mais ne touche pas aux oeuvres d'art, on se demande pourquoi ? Il y a une raison très simple à cela : le créateur de cet impôt, plus jeune 1er ministre "offert" à la France par le président Mitterrand, est le fils d'un célèbre antiquaire parisien, un certain Laurent Fabius dont la carrière politique s'est faite à l'ombre d'une gauche de plus en plus aisée mais toujours plus à gauche par opportunisme. L'ISF est absolument tabou pour les Français qui, publiquement, n'aiment pas l'odeur de l'argent mais dans l'intimité portent un masque pour en gagner un maximum mais le cachent pour éviter de payer des impôts, quels qu'ils soient. Payer des impôts est normal pour les autres, pas pour soi. Ainsi la droite est l'avocat des riches et la gauche celle des pauvres, cherchez l'erreur !

3. Il y a de l'eau dans le gaz !

Monsieur propose, Madame dispose. Il pense qu'on est riche si on gagne 4.000¤ par mois, elle indique qu'on est "aisé". Il faut s'arrêter un instant sur cette bisbille devenu quasi permanente entre le patron du PS et la candidate socialiste. Ségolène Royal, sortant du silence dans lequel elle s'était réfugiée après les propositions fiscales de François Hollande, père de ses enfants, a promis de ne pas créer d'impôts nouveaux et même d'alléger les charges qui pèsent sur le travail en les transférant vers le capital. Exit, la surtaxe Hollande. La question est de savoir si des enfants de bourgeois qui vivent de la politique depuis plus de 25 ans sont les mieux placés pour parler de hausse d'impôt. Énarques donc "recasables" à vie, haut fonctionnaires en disponibilité, députés depuis plus de 20 ans, propriétaires, n'ont-ils jamais été dans le besoin, connaîtront-ils le chômage ? Compte tenu de leurs revenus et de leur patrimoine, ils auraient quelque chose d'altruiste à proposer des réformes qui peuvent leur coûter cher. Mais n'auraient-ils pas les moyens de se créer des dérogations ? Revenons à notre "couple Royal", ces deux là, il va falloir qu'ils se parlent un peu tout de même car ce manque de coordination fait désordre.

4. Du balais.

Il reste encore une quarantaine de candidats officiellement déclarés pour le scrutin du 22 avril 2007. Preuve, s'il en est, que le poste et tous ses avantages fait encore rêver plus d'un. Bien entendu, seul l'intérêt général motive les candidats, mais tout de même... Heureusement que les 500 signataires permettront de faire le ménage car, pour rester très terre à terre, tant de candidatures représentent un coût non négligeable pour les finances de la France, donc pour nous.

5. L'écart "ségolinesque"...

Le néologisme que Ségolène Royal a distillé au pays du levant a fait s'étrangler quelques linguistes. Jack Lang, son "conseiller spécial", un brin nostalgique, a affirmé sur une grande radio : "j'aurais un peu aimé inventer ce beau mot". Pauvre Jack, que ne ferait-il pour obtenir un "maroquin" ! Et on parle de "renouveau Royaliste", de changement de génération : c'est vrai que Jack est l'idole des jeunes !

Henri Pauvert.
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# Posté le lundi 29 janvier 2007 07:32

Ségolène : 2ème journée.

Ségolène : 2ème journée.
Deuxième journée guadeloupéenne du voyage électoral de madame Royal en Guadeloupe.
Rien de nouveau. Même carnaval.
Si elle est élue, Ségolène nous assure que le problème du logement sera résolu. Tous les problèmes d'ailleurs!
Ah bon, et que nous disent donc les autres candidats? Très original vraiment.
Le ridicule ne tue plus en France, sinon, mes amis, quelle hécatombe. Et Marçin serait débarassé de son grand camarade Eric Jalton, en extase, parce que se trémoussant en tenant l'une des mains de la candidate sous l'oeil impitoyable de la caméra.

Des bulles, rien que des bulles.
Mais attention, les baudruches, ça éclate facilement.

Au journal d'information national, on enregistre la courageuse rupture de Nicolas Dupont-Aignan d'avec son parti l'UMP, et sa décision de se présenter à la grande élection.
L'audace de ce "petit" candidat, fera s'esclaffer les "importants".
Mais Dupont-Aignant qui aurait pu faire carrière en allant à la soupe, préfère la fidélité à certaines convictions.
Cela est assez rare pour être encouragé et applaudi.
Une petite bulle d'air frais parmi les miasmes du grand carnaval.

Que les "grands" ne se réjouissent pas trop vite. Les petits pourraient engranger au premier tour plus de voix qu'on ne pense. Les Dupont-Aignan, les Philippe de Villiers.

Wait and see!

Marc Decap.
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# Posté le dimanche 28 janvier 2007 21:09

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 15:02

Ségolène en Guadeloupe : première journée.

Ségolène en Guadeloupe : première journée.
Ségolène royal, candidate à la présidence de la République, est donc arrivée ce matin en Guadeloupe en provenance de la Martinique.

Reçue à la mairie de Pointe-à-Pitre par le docteur Bangou qui lui a affirmé son soutien, et celui d'une municipalité dont "tout le monde connaît l'engagement depuis 40 ans" (donc depuis le temps où elle était stalinienne pur jus), la candidate, bien encadrée pour éviter les gaffes (dont elle est coutumière), s'est livrée à un petit périple touristique à travers la ville, où tout respirait la plus pure spontanéité.

Par exemple, ce tronc, en carton tendu, spontanément à Ségolène par le président du groupe musical (engagé à gauche) Akiyo, que la candidate, avec la plus grande surprise, a reçu, et fait circuler parmi ses amis. On a vu Henri Bangou, porter la main à la poche, tout à fait spontanément, pour s'acquiter de ce devoir totalement imprévu, etc, etc!

Tout cela était touchant, amical, primesautier, généreux, souriant, chaud, sans arrières pensées, fraternel, cordial, sans façon, ouvert, familier, frais, comme il sied entre camarades, entre gens de gauche!

Au journal de 19h30, sur RFO, dont elle était l'invitée, Ségolène a été questionnée, évidemment sur l'exclusion de Georges Frèche, du parti socialiste, pour ses propos tenus sur le trop grand nombre (à ses yeux) de joueurs noirs dans l'équipe de France. (on se reportera à ce sujet à notre analyse, dans les archives du Scrutateur à la date du 18 novembre 2006).

Ségolène a paru génée, approuvant, mais du bout des lèvres. sans vouloir "jeter de l'huile sur le feu", la sanction contre son vieux camarade, membre de son comité de soutien, et qui d'ailleurs l'a réitéré ce jour même!

Peut-être aussi a t-elle été mise au courant par les renseignements généraux de l'existence, en Guadeloupe de minorités racistes anti blanches (aussi surprenant que cela puisse paraître cela existe aussi; il y a du mal dans le monde!), symbolisées par cette affiche (celle-là même qui illustre notre article) placardée il y a quelques années dans toute la Guadeloupe, et que j'avais été à peu près le seul a dénoncer dans le monde médiatique guadeloupéen (La Une-Guadeloupe, et aussi RFO toutefois, avaient médiatisé ma protestation, grâce à Eddy Nedelkowski, cet électron libre, enfin presque!).

Le président Jacques Chirac m'avait également manifesté, par écrit, son inquiétude devant la manifestation de ce racisme cynique, périlleux pour l'avenir de la Guadeloupe.

Sans doute Ségolène songeait-elle, ce soir, a l'ambiguité de la politique. Car à côté de l'idéologie du KLNG, les propos de Georges Frèche, si médiocres soient-ils, c'est de l'eau de rose.

A demain, lecteurs, amis, pour la suite des évènements.

WAIT AND SEE!

Edouard Boulogne.
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# Posté le samedi 27 janvier 2007 21:02

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 15:04

De la culture! Du tact!

De la culture! Du tact!
Qui ne connaît Jacqueline de Romilly, cette dame, agrégée de lettre, hélléniste, professeur au Collège de France, membre de l' académie Française, qui vient de publier un nouveau livre?

Le journal Le Point de cette semaine publie, d'elle, une remarquable interview sur la crise de la culture en France.

Entre autres propos intéressants, elle confie à Liliane Delwasse : "l'inculture a gagné du terrain. Je vais vous confier à ce propos la question que m'a posée une fois une élève d'hypocâgne : "madame, les langues mortes étaient-elles déjà mortes quand vous étiez jeune?".Pas mal non?".

Notez que la classe d'hypocâgne est une classe préparatoire à l'école normale supérieure, et que pour y accéder, il faut déjà avoir été sélectionné, qu'il y a déjà eu un écrémage.

De quoi laisser rêveur!

Il y a bien sûr de l'ignorance dans cette question, de la naïveté. Mais ce qui est plus consternant, c'est un manque.

Le manque de tact.

Car madame de Romillly a quatre-vingt quatorze ans. Certes!
Mais tout de même!

Tact? Tact avez-vous dit!

De quelle planète êtes-vous donc?

Edouard Boulogne.
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# Posté le samedi 27 janvier 2007 10:59

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 15:02

Cette femme est dangereuse!

Cette femme est dangereuse!
CETTE FEMME EST DANGEREUSE !

Cette dépêche de l'AFP révèle la totale immaturité de Ségolène Royale. Ces gens là au pouvoir, (le pouvoir aux bobos ? Pouah !) ce n'est pas seulement la ruine de la France, c'est son dépeçage, son explosion. (LE SCRUTATEUR).




PARIS (AFP) - L'imitateur Gérald Dahan a affirmé vendredi sur RTL avoir piégé Ségolène Royal au téléphone en se faisant passer pour le Premier ministre québécois, auquel la candidate socialiste aurait assuré que "les Français ne seraient pas contre" l'indépendance de la Corse.
Gérald Dahan a raconté sur la radio avoir "piégé" la candidate à la présidentielle, après avoir piégé auparavant entre "cinq et dix personnes" de son entourage pour pouvoir lui parler.

Mercredi soir, Mme Royal avait publiquement indiqué avoir reçu un appel du Premier ministre du Québec Jean Charest, juste avant le début d'un meeting dans l'Allier.
Elle n'avait pas précisé la teneur de cet entretien, qui intervenait après une polémique autour de ses déclarations sur "la souveraineté" du Québec.

Interrogé par téléphone sur RTL, l'imitateur a expliqué avoir pris l'accent québécois, ne connaissant pas la voix réelle du Premier ministre du Québec, et a fait entendre un très bref extrait, choisi par lui, de la conversation. Selon Le Parisien, qui évoque vendredi ce "canular" sans entrer dans le détail des échanges, la conversation dure au total "onze minutes".

Dans l'extrait que M. Dahan fait écouter sur RTL, le faux Premier ministre québécois évoque la polémique avec le Canada après les propos de Mme Royal sur la souveraineté et lui dit: "C'est comme si nous, on disait +il faut que la Corse soit indépendante+".

"Les Français ne seraient pas contre d'ailleurs", réplique en riant une voix qui semble effectivement être celle de Ségolène Royal avant d'ajouter: "Ne répétez pas cela. Cela va encore faire un incident, ce coup-là en France. C'est secret" avec un nouvel éclat de rire.

Aucune réaction n'était immédiatement disponible dans l'entourage de Mme Royal, partie jeudi en déplacement aux Antilles. M. Dahan, qui s'était produit en décembre 2005 lors d'une réunion politique de Nicolas Sarkozy avec des nouveaux adhérents de l'UMP, n'était pas immédiatement joignable.

Mme Royal n'est pas la première personnalité à être piégée par l'imitateur. Il avait réussi en septembre 2005 à se faire passer pour Jacques Chirac auprès de l'entraîneur de l'équipe de France Raymond Domenech et du capitaine des Bleus Zinédine Zidane pour demander que les joueurs posent leur main sur le coeur pendant l'hymne national avant un match, ce qu'ils avaient fait.

En janvier 2006, le président Chirac avait lui-même été victime d'un canular d'humoristes québécois qui s'étaient entretenus avec lui au téléphone en se faisant passer pour le nouveau Premier ministre canadien Stephen Harper.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 06:56

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 15:04