Pawols pou ri (Propos pour rire : 20/02/07).

Les bonnes réponses!



Un homme aborde une femme dans un bar :

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Lui : - On ne s'est pas déjà rencontré ?

Elle : - Sûrement, je suis infirmière aux maladies vénériennes.

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Lui : - Vous, je vous ai déjà vue quelque part ...

Elle : - Oui, et c'est d'ailleurs pour ça que je n'y vais plus.

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Lui : - Ce siège est libre ?

Elle : - Oui, et le mien aussi sera libre, si vous vous asseyez là !

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Lui : - J'aimerais bien vous appeler, c'est quoi votre N° ?

Elle : - C'est dans l'annuaire.

Lui : - Mais je ne connais pas votre nom....

Elle : - Dans l'annuaire aussi.

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Lui : - Je connais tous les trucs pour satisfaire une femme.

Elle : - Alors fais-moi plaisir, casse-toi !

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Lui : - Je suis photographe, et je cherchais justement un visage comme le
vôtre !

Elle : - Je suis chirurgien esthétique et moi aussi, je cherchais justement
un visage comme le vôtre !

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Lui : - Salut ! On est pas sorti ensemble déjà une fois, ou deux ?

Elle : - C'est possible mais une fois alors, je ne fais jamais deux fois la
même erreur.

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Lui : - M'accorderiez-vous le plaisir de cette danse ?

Elle : - Non merci, j'aimerais avoir du plaisir aussi !

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Lui : - Comment avez-vous fait pour être si belle ?

Elle : - On a dû me donner votre part !

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Lui : - Est-ce que vous sortiriez avec moi samedi prochain ?

Elle : - Désolée, j'ai prévu d'avoir une migraine ce week-end !

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Lui : - Votre visage doit faire tourner quelques têtes !

Elle : - Et le vôtre doit retourner quelques estomacs !

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Lui : - Allez, ne soyez pas timide, demandez-moi de sortir !

Elle : - D'accord, veuillez sortir s'il vous plait !

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Lui : - Je crois que je pourrai vous rendre très heureuse.

Elle : - Pourquoi, vous partez ?

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Lui : - Que répondriez-vous si je vous demandais de m'épouser ?

Elle : - Rien. Je ne peux pas rire et parler en même temps !

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Lui : - Puis-je avoir votre nom ?

Elle : - Pourquoi, vous n'en avez pas ?

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Lui : - Ca vous dirait d'aller voir un film avec moi ?

Elle : - Je l'ai déjà vu !

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Lui : - Croyez-vous que c'est le destin qui nous a fait nous rencontrer ?

Elle : - Non, juste de la simple malchance !

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Lui : - Eh quel est votre signe ?

Elle : - "ne pas entrer".

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Lui : - Comment aimez-vous vos oeufs le matin ?

Elle : - Non fécondés

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Lui : - J'irai au bout du monde pour vous.

Elle : - Mais promettez-vous d'y rester ?

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Lui : - Où étiez-vous durant toute ma vie ?

Elle : - Où je serai certainement pour le reste de vos jours : dans vos
rêves.

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# Posté le mardi 20 février 2007 16:20

Liliane BIMONT, une vie pour la danse.

Il y a quelques jours, en l'église Sainte Thérèse de Prise d'eau, la phalange fervente des amis, entourait Dominique Bimont, et ses enfants, autour du corps de Liliane, leur épouse et mère.
Je leur adresse mes condoléances à l'occasion de ce deuil cruel, avant de céder la parole au journaliste Gérard César, qui a lu dans l'église le beau texte que voici:


Liliane BIMONT : Une vie pour la danse
.


Liliane BIMONT a tiré sa révérence en silence, comme elle était venue il y a près de 50 ans, dans une Guadeloupe d'un autre temps, dans une Guadeloupe qui vivait en ce temps-là son après guerre.

Dans ses bagages, un petit sac de satin rosé, des chaussons de danse et un héritage transmis par son père amateur d'opéra, car c'est sur la pointe des pieds que Liliane BIMONT, dès l'âge de 6 ans pénétra dans le monde de la scène, de la danse et des coulisses, cet éblouissant spectacle exprimant la beauté des lignes et les mouvements d'un instant.

La danse, don de Dieu, fut aussi affaire de famille, car sa soeur jumelle, restée là-bas, partageait avec elle l'apothéose de 1ère danseuse de l'opéra. Deux adolescentes déjà belles étoiles du firmament.

Au pays des rythmes tropicaux, Liliane BIMONT enseigna grâce et légèreté de son art éternel et universel. La danse et son vocabulaire si particulier, de prises de volée en tournant, ou de tours relevés sur pied en arabesques. Que de générations ont bénéficié des bienfaits d'une danse d'école qui n'existe pas sans école. La danse à l'état pur, plaisir raffiné d'une géométrie dans l'espace.

Les classes de danse de Liliane BIMONT, depuis plusieurs décennies, chef d'oeuvre de sensibilité et d'esprit, sont une référence. Nombre de ses élèves vivent leur célébrité après leur laborieux dressage, les gestes de l'effort.

Discrète, Liliane BIMONT, dans la rigueur du travail bien fait et dans l'amour de son art et de ses élèves. Ces filles-fleurs.

Un jour de 1971, le débutant que j'étais a voulu la mettre en image. Alors, elle m'a raconté, le lac des cygnes, pour que je comprenne, l'étrangeté, l'insolite, mais aussi la beauté de son art. Quelle merveille.

Diane poursuit déjà son ½uvre, Dominique son époux, mon confrère, survivra encore dans la musique de ses souvenirs.

A vous Madame, je dédie ce sonnet de DEGAS, qui vous accompagnera dans un monde vêtu de blanc
Je le cite :

« Elle danse en mourrant, comme autour d'un roseau, d'une flûte ou le vent
triste de Weber joue.
Le ruban de ses pas s'entortille et se noue.»
En vous, la danse a mis quelque chose d'à part, héroïque et lointain. On sait de votre place, que les reines se font de distance et de fard.

Merci Madame!

Gérard César
Journaliste - grand reporter - réalisateur
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# Posté le lundi 19 février 2007 15:53

Une semaine à la loupe (18/02/07), par Henri Pauvert.

1. Noël à Pâques ou à la Trinité !

Il parait que la France a un déficit record de plus de 1.100.000.000.000 d'¤uros. Que constatons-nous ? TOUS les candidats nous distribuent des aides, des augmentations de salaires, du boulot ( !) , et autres avantages sans jamais nous indiquer comment ils les financeront. Chaque "groupe d'intérêt particulier" profite de cette période propice aux dons pour se rappeler au bon souvenir du gouvernement et des candidats à la présidentielle. Certes un candidat qui nous dirait que toutes les marges de man½uvres budgétaires doivent être utilisées pour réduire notre dette aurait fort peu de chances d'être entendu et aucune d'être élu. Cependant pouvons nous continuer à faire l'autruche et toujours penser que l'Etat providence subviendra à nos besoins alors qu'il est "virtuellement en faillite". C'est vrai, on ne parle pas des sujets qui fâchent, surtout en campagne électorale.

2. Le dernier jeu en vogue : l'¤uromilliard !


30 milliards, 50 milliards et pourquoi pas 80 milliards, qui dit mieux : madame et messieurs les candidats, n'en jetez plus, STOP, assez de promesses et de cadeaux empoisonnés ! Vous faites tous le pari de la croissance pour financer vos projets. C'est un pari très dangereux car la croissance ne dépend pas de vous mais pour une part de plus en plus importante de la conjoncture internationale et aucun de vous ne maîtrise ce paramètre. Certes il faut être positif et voir l'avenir en "rose", mais que faites-vous de la dette ? C'est vrai qu'aucun Français ne peut percevoir ce que représentent 1.100 milliards d'¤uros. Disons que cela représente plus de 1.100 milliards de baguettes de pain, 2 milliards d'aller-retour Paris-Guadeloupe en classe économique, 550 millions d'aller-retour Paris-les Antilles en classe affaire, 73 millions de SMIC brut/an, 55 millions de 407 Peugeot ou encore 7,3 millions de Porches Cayenne ! En voulez-vous d'autres ?

3. La France serait-elle guérie de son déficit excessif ?

Les ministres des Finances des pays européens ont clôturé le 30 janvier sans bruit la "procédure pour déficit excessif" de la France qui avait provoqué une crise importante entre notre pays et ses partenaires européens en 2003. C'est une étape symbolique dans l'assainissement des finances publiques que l'on droit à un gouvernement de droite. Petit rappel, le déficit français n'avait cessé de croître sous le gouvernent de Lionel Jospin bien que la croissance ait été au rendez-vous. La sonnette d'alarme avait été tirée par la Commission Européenne en 2003 au vu des chiffres pour 2002. Le déficit public Français avait alors atteint 3,2% du PIB, soit au-delà de la limite des 3% imposée aux membres de l'Eurogroup. "Des efforts très importants ont été faits par le gouvernement français depuis deux ans qui se traduisent par cette mesure", a ajouté Thierry Breton, le Ministre de l'Économie, en confirmant sa prévision de 2,6% du PIB pour le déficit en 2007. Ne nous réjouissons pas trop vite, nous ne sommes pas tirés d'affaire car la dette de la France continue à croître de 2.000 ¤uros par seconde, soit près de 173 millions d'¤uros par jour !

4. "Oh ! Combien de marins, combien de capitaines. Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis"...

Certes Victor Hugo, dans Oceano Nox, ne s'intéressait pas aux entreprises. Mais je ne peux m'empêcher de rapprocher ces vers magnifiques de ce qui risquerait d'arriver à nos jeunes pousses si la gauche revenait au pouvoir. L'INSEE indique que, depuis cinq ans, "plus d'un million de nouvelles entreprises" ont vu le jour. En 2006, la hausse des créations a été très sensible, plus de 30% par rapport à 2002, avec un grand développement du secteur des services aux entreprises et de la construction. On sait qu'à partir de 5 ans le risque de "faillite" est important. Qu'adviendra-t-il si la gauche revient au pouvoir avec ses idées "anti-entrepreneuriales" ? Le développement des entreprises nécessite une certaine cohérence et de la continuité dans les mesures ou les lois mises en place par nos gouvernants. Or depuis plus de 25 ans la France et ses entreprises sont soumis à "la loi du yoyo" de l'alternance. La gauche défait ce que la droite a fait et réciproquement. Comment peut-on croire que des chefs d'entreprises puissent développer sereinement leur outil de travail ! Il est bon de rappeler à nos dirigeants socialistes et aux candidats de gauche que sans les entreprises, il n'y a pas de salariés mais des chômeurs !

5. L'art du changement...

Les Français sont, dans leur immense majorité, favorables à des modifications dans les institutions de la Ve République. Près d'un quart d'entre eux se prononcent en faveur d'un changement complet de régime politique, selon un sondage LH2 pour le quotidien gratuit 20 minutes. 32% des sondés se disent partisans de modification en profondeur de la Ve République. Certains de nos dirigeants veulent l'arrivée d'une VIe République. Il n'est pas étonnant, alors, que des Français veuillent modifier nos institutions. La France est une des rares démocraties occidentales à avoir déjà changé plus de 10 fois de régime ou de République depuis la révolution de 1789. 3 changements ont eu lieu au cours du XXe siècle. Ne pourrait-on éviter de changer de République au gré du temps et des humeurs des uns et des autres. Pour information, sur la même période l'Angleterre n'a eu qu'une constitution et toujours le même régime...

6. La France affiche une année de baisse record du chômage.

Le nombre de demandeurs d'emploi s'est réduit de 10 % en 2006, soit la plus forte baisse enregistrée depuis 2000. Le taux de chômage a été ramené à 8,6 % de la population. Les demandeurs d'emploi représentaient 2,09 millions à la fin décembre, selon les statistiques publiées par le ministère de l'Emploi. La polémique sur le nombre de chômeurs reste entière mais qu'on le veuille ou pas, la tendance est à la baisse. Cette action doit-être mis au crédit du gouvernement.

7. Les dessous du quinquennat.

On sous-estime beaucoup les conséquences du quinquennat qui désoriente les Français. Le Général de Gaulle avait voulu " monarchiser " la fonction présidentielle et faire de l'élu le président de tous les Français. La réduction du mandat n'a pas seulement amputé la durée du mandat de 2 ans, elle a réduit la dimension du président. Celui-ci devient, en quelque sorte, un super Premier Ministre qui gère le pays, perd de sa capacité à se trouver au-dessus de la mêlée et à intervenir dans les affaires du monde. Ce rétrécissement de la fonction se retrouve dans les débats ou l'on demande aux Français de questionner les candidats. Le niveau des questions manque de hauteur et chacun se prend pour le centre du monde : C'est le lobbying des minorités.

8. Cherchez l'erreur !

Nous avons la critique facile et nous nous "gargarisons" de notre modèle social. Alors que la croissance de l'économie française n'a pas dépassé, au mieux les 2%, l'économie américaine affiche une 15ème année de croissance très au-dessus de 3%. Certes nous ne pourrions (et il n'est pas souhaitable) vivre sous le régime américain, mais si tout n'est pas excellent aux Etats-Unis, nous ne pouvons nous empêcher de rester admiratif du dynamisme de cette économie.

9. La loi de Moore et le teraflop.

En 1965 Gordon Moore, un des fondateurs de la société Intel expliquait, dans un article devenu célèbre, que la rapidité des semi-conducteurs doublait tous les 18 mois. La prédiction s'est révélée exacte car la capacité des microprocesseurs n'a cessé de croître. Aujourd'hui, la société Intel nous donne le vertige car elle annonce l'atteinte d'une capacité du teraflop sur un processeur. Le teraflop est égal à un trillion de flops (FLOating Point Operations Per Second ou opérations en virgule flottante par seconde) qui lui-même est égal à mille milliards d'opérations de calculs par seconde. La disponibilité d'une telle puissance sur un processeur est due à l'arrivée de nouvelles technologies de fabrications des semi-conducteurs. L'utilité et les usages de cette capacité du ''teraflop'' sur un PC seront multiples dans les calculs, les échanges financiers, les infrastructures de communications, la recherche, la 3D, la reconnaissance vocale ou encore l'intelligence artificielle. La Loi de Moore reste toujours d'actualité.

Henri Pauvert.

# Posté le samedi 17 février 2007 20:25

Réflexions sur le racisme, par Edouard BOULOGNE.

Réflexions sur le racisme.



« Ce que le pseudo-progressisme nomme racisme est un mélange confus, où les plus équitables mesures de conservation nationale sont sommairement assimilées aux manifestations les plus répugnantes de la haine raciale. A force de trouver partout du racisme et de nommer racisme n'importe quoi, les progressistes banalisent la notion et annulent la culpabilité qu'ils prétendaient renforcer ».
Henri Hude.
(In Ethique et politique, éditions Universitaires).

Pourquoi je ne suis pas antiraciste.


(Ce texte est l'un des 95 chapitres de mon livre « Libres Paroles », paru en mars 2004, un abécédaire politique, destiné à aider à penser un certain nombre de problèmes et de notions clés du débat politique actuel. Le livre est en vente dans toutes les librairies, et peut être aussi commandé à l'auteur, contre un chèque de 30 euros, à l'ordre d'Edouard Boulogne, et à l'adresse du Scrutateur).

(...................................).
Je suis Guadeloupéen.
J'ai fait toute ma scolarité jusqu'au baccalauréat au vieux lycée Carnot de Pointe-à-Pitre. Depuis mon retour en Guadeloupe après des études supérieures à Paris, j'enseigne la philosophie à Pointe-à-Pitre? Quatre classes terminales, plus de cent élèves par an, depuis bientôt quarante ans. Cela fait du monde!
J'ai beaucoup écrit aussi, me suis beaucoup exprimé, oralement : conférences, causeries, débats radiodiffusés.
Mes dizaines de condisciples, mes milliers d'anciens élèves, de lecteurs, auditeurs, ne m'ont jamais pris en flagrant délit de racisme. Quelques fanatiques cependant m'accusent d'être, sans le dire, un raciste rentré, refoulé, caché. C'est le classique procès d'intention. Robespierre vous envoyait jadis à la guillotine sur simple suspicion de royalisme. Nazis et communistes pour des "motifs" analogues vous broyaient, torturaient, gazaient.
Quoique pensent ces inquisiteurs inlassables, ces pourvoyeurs de charniers, ces grossistes du crime, je ne suis pas raciste, je méprise cette abjection; je suis a-raciste!
Personne cependant ne me fera m'engager sous la bannière de l'antiracisme. Il y a dans les rangs de cette cohorte, quelque chose de fade, fourbe, torve, qui ne me revient pas. Je vais tenter de dire pourquoi.

(1)Qui est raciste?

L'observation du monde animal est déjà utile à notre instruction. Partagez en deux par une cloison étanche, une ruche d'abeilles. Au bout de 35 heures l'agressivité croit entre les deux hémi-ruches. Au bout de huit jours si l'on enlève la cloison, les deux groupes, devenus étrangers se livrent une lutte à mort. Si la même paroi est percée de trous de un millimètre, puis de 2,5 millimètres, les abeilles qui peuvent se sentir, ou même échanger de la nourriture, deviennent, en proportion plus ou moins conviviales.1
L'homme est un animal, aussi. Probablement l'agressivité des groupes humains a-t-elle, parmi d'autres, des causes comparables à celles que l'on vient d'évoquer. On ne parlera cependant pas de "racisme" des abeilles .C'est que l'homme est un animal doué de raison, et d'imagination. Pour qu'il y ait "racisme" il faut que rentre en jeu la capacité de discourir, de rationaliser, de justifier les penchants, les désirs, les passions, les ranc½urs, les intérêts, raisonnables ou non, nobles ou méprisables. Le loup mange l'agneau et va dormir. L'homme tue l'homme et justifie son crime en faisant de sa victime, le méchant dont il fallait purifier l'univers. Et pourquoi ce méchant ne serait-il pas le raciste, réel ou imaginaire, dont il fallait se "protéger"?
Tel est le racisme : une idéologie, la rationalisation aberrante de l'agressivité entre groupes et individus. Au regard de la science actuelle, cette idéologie n'a rien de scientifique. Les généticiens en tombent à peu près tous d'accord. Le professeur Albert Jacquard, (et la communauté scientifique), écrit que le concept de race ne correspond " à aucune réalité définissable de façon objective". Il existe cependant des groupes biologiquement homogènes qu'on appelle races, à partir de classifications portant sur la couleur de la peau, la souplesse ou le moutonnement des cheveux. A.Jacquard, (en 1981) pense qu'une recherche sur ces groupes n'est nullement raciste tant "qu'elle ne vise pas à fonder une hiérarchie de valeur entre ces groupes."
Le racisme apparaît donc clairement comme une tentative de hiérarchisation en valeur des races, une idéologie tendant pour les races qui se croient supérieures à éliminer les autres, ou à les asservir. Il consiste en une sorte de diabolisation d'une différence. Et il apparaît comme une tendance très naturelle de tous les groupes humains à se considérer, au départ, comme le prototype de l'humanité.
Des études philologiques révèlent que les Gitans se dénomment "romanichels"(de "rom", qui signifie homme), de même que les Serbes (de "sar" : homme), et les Bantous, les Aïnous, les Canaques.2
Grecs et Romains eux-mêmes malgré leur haut degré de civilisation distinguent encore les citoyens de "l'Urbs" ou de la "Polis" et les autres, les" barbares".
C'est le christianisme qui le premier, condamne le racisme à sa racine en proclamant qu'il n'y a plus ni juifs, ni Grecs, etc, mais des créatures humaines faites à l'image de Dieu.
Le christianisme nous appelle donc à surmonter une tendance naturelle au racisme, avatar du péché, notamment par une meilleure compréhension intellectuelle de la nature de ce vice.
Il y a un racisme d'intérêt. Par exemple l'idéologie du nègre paresseux par nature, qui justifie le maître (à ses yeux) d'exercer un pouvoir de contrainte arbitraire.
Il y a un racisme, disons "abréactif".3 Le psychanalyste André Stéphane, dans son livre "L'univers contestationnaire" rapporte qu'un soldat Allemand, dans un camp de concentration, transperce d'une baïonnette un prisonnier Russe affamé, qui s'est jeté sur des détritus pour les consommer, en criant : "ce n'est pas un homme, c'est une bête"! Honteux, au fond, de lui-même d'être un rouage du système qui dégrade les prisonniers, le gardien se justifie en transformant, fantasmatiquement, la victime en bête et le bourreau en justicier purificateur.
Il y a, enfin, aussi, trop souvent le racisme cynique de ceux qui, par pure volonté de puissance, et opportunisme politique, manipulent les masses en leur offrant des boucs émissaires commodes, tout en revendiquant le rôle de sauveur!

(2)BASTA!

Nous sommes donc tout à fait portés à croire que tout homme sensé, de tradition chrétienne, devrait être antiraciste.
L'analyse des groupes qui se réclament de cet "antiracisme" révèle cependant une réalité plus complexe, et appelle à la prudence.
En France, actuellement, il n'est bruit sur le sujet que des propos de Jean-Marie Le Pen sur "l'inégalité des races". J'ai déjà dit mon exaspération devant ces propos choquants, inutilement provocateurs.
Mais il faut se garder de faire du président du Front National, le bouc émissaire trop commode des inconséquences de la classe politique devant les vrais problèmes que posent à la nation française l'immigration massive et incontrôlée sur son sol, de millions d'étrangers venus de pays les plus divers, et de m½urs ou de religions les plus variées, parfois incompatibles avec les nôtres.
Je ne serai pas de ceux qui défilent sous les bannières d'un antiracisme qui fait de Le Pen le grand méchant blanc qui déteste tout ce qui est basané, le nouvel Hitler, etc!
BASTA!
Par l'action de ces gens, subtilement, et constamment relancée par des médias aux ordres des puissants lobbies antiracistes, s'affirme, s'instille, s'insinue dans chaque conscience, l'idée qu'il n'y a qu'un seul racisme, le racisme blanc.
Et ceci, bien au-delà de la France, dans le monde entier, par le biais d'organisations internationales comme l'O.N.U, l'UNESCO, et d'innombrables associations:(S.O.S-Racisme, la L.I.C.R.A,le M.R.A.P,etc), nonobstant la bonne foi individuelle de nombre des membres de ces associations qui n'ont pas conscience d'être manipulés.

(3)PETITE PANOPLIE DES RACISMES.

Car le racisme, quand on a compris sa nature, est comme Protée, il prend bien des visages.
Il y a le racisme inter-groupe de couleurs.
-Blancs contre blancs, par exemple. Au siècle dernier Renan, germanophile, oppose blancs du nord de l'Europe aux blancs du midi "étourdis, légers, paresseux". Son ami Gaston Méry écrit que "Provençaux" Languedociens, Aquitains, ne valent pas plus cher que les juifs".
-Noirs contre noirs, aussi, comme récemment au Rwanda : Tutsis (peuple supérieur) contre Hutus (race d'esclaves).Un million de morts pour l'instant.
-Juifs contre Juifs. Pierre-André Taguieff et Gilles Kepel, séparément, dans plusieurs ouvrages ont rappelé les antagonismes et le mépris qui au fil des années, après la création d'Israël en 1946 ont opposé juifs ashkénazes (d'origine européenne ou nord-américaine) et sépharades (juifs d'orient).
Kepel, par exemple, écrit :"C'eût été déchoir, pour une famille originaire de Pologne, que de donner sa fille, par un de ces mariages arrangés de rigueur pour les étudiants du yeshiva, à un Benssoussan ou un Abitbol, désigné du sobriquet péjoratif de Frenk fût-il une lumière de la Torah!"4
Il y a même un racisme de certains groupes juifs, fondamentalistes, à l'encontre du reste de l'humanité. Ainsi la revue de la Jeunesse loubavitch de France explique à ses lecteurs : "si Dieu a créé l'univers entier selon la division fondamentale des quatre règnes : minéral, végétal, animal, et humain",[....]"il est écrit qu'il existe en réalité un cinquième genre : Am Israel, le peuple juif. Et l'écart qui le sépare du 4ème genre-l'ensemble de l'espèce" parlante", humaine- n'est pas moindre que l'écart entre l'humain et l'animal".(sic).5
Ne parlons pas de l'opinion des Japonais sur les Chinois, et réciproquement, opinions à caractère raciste et non seulement nationaliste, comme le révèle l'étude de la formulation idéologique des antagonismes.
Il faut avouer que du "Nouvel Observateur" à "Tribune juive", en passant par "l'Humanité" ou "l'Express", ces racismes là ne sont guère évoqués. Pas plus que le racisme noir anti-sémite. Ainsi le pasteur noir Jessie Jackson, ancien candidat à la candidature à la présidence des Etats-Unis, a traité New York de "ville youpine" à cause de l'influence qu'y exerce, de fait, la communauté juive.6 Qui le sait en dehors des quelques milliers de lecteurs d'un ouvrage de plusieurs centaines de pages? Mais quelle clameur (justifiée d'ailleurs) si Le Pen avait parlé de Paris ville youpine! Quelle effervescence dans les salles de rédaction!
Henri Emmanuelli préconisait hier, l'interdiction en France du Front National. Ce propos m'a rappelé un texte du philosophe polonais Leszek Kolakovski 7 :"Si l'on définissait comme racistes les opinions qui proclament la supériorité de certaines races sur d'autres et réclament des privilèges spéciaux pour les races supérieures au détriment des races inférieures, la valeur d'une interdiction légale de telles idées serait dérisoire, car il est rare que les formes de racisme réellement importantes dans les sociétés qui connaissent des conflits raciaux soient formulées de cette manière ; aux Etats-Unis la 1ère et la moins contestable victime d'une telle loi serait le mouvement des Black Muslims."
En Guadeloupe même, on n'a pas oublié ce leader politique de l'est de la Grande Terre qui protestait contre le vote des "allogènes" (des électeurs européens récemment installés sur le territoire de la commune, que cette personne, alors membre du parti communiste guadeloupéen soupçonnait de ne pas voter pour elle),ou encore, à la même époque, à propos d'une réélection de M.Lucien Bernier(pourtant métis) à la mairie de St-François, ce propos du Progrès Social, l'hebdomadaire de Me Félix Rodes : "Il faut que le peuple guadeloupéen ouvre grand les yeux pour constater que ce n'est pas en confiant tous les postes à ceux qui n'ont pas ou presque pas de rapport avec sa couleur (souligné par nous), qu'il sera plus heureux".
Ou encore dans le journal martiniquais "Le Naïf"8 ce propos du journaliste Henri Pied qui s'adresse à l'homme politique d'extrême gauche Arthur Régis :"Voici des années que Régis s'en prend avec une violence verbale aux "blancs" sans avoir jamais ni battu, ni injurié, ni manifesté concrètement la moindre animosité personnelle à l'encontre de l'un d'entre eux"!
Si de tels propos ne tombent pas sous le coup des lois pénales antiracistes, alors les mots n'ont plus de sens. Pourtant ils n'ont pas été sanctionnés, ni même dénoncés sinon par Guadeloupe 2000.Le président de la Licra, de l'époque (section de la Guadeloupe), interpellé par moi dans une lettre ouverte n'y répondit pas.
Ce vacarme étourdissant d'un côté (contre Le Pen), ce silence énorme des infinies belles consciences de l'autre ne pose-t-il pas problème?


(4)Les orphelins de Lénine.


En 1989 tombait le mur de Berlin, et en 1991 s'effondrait à Moscou l'énorme et sanglant mensonge du totalitarisme communiste.
Restèrent orphelins, ceux qui y avaient cru et ceux qui en avaient vécu. Les premiers ont, soit sombré dans la morosité, soit ouvert les yeux à une autre lumière.
J'ai vu se rapprocher de moi des gens qui ne m'avaient pas parlé depuis 20 ans!
Ceux qui en avaient vécu, enseignants marxistes, journalistes, éditeurs, animateurs en cultures diverses, apparatchiks syndicaux, communaux, etc, à l'esprit imprégné de marxisme-Léninisme, et qui ne savent que "faire la Révolution", cherchent aujourd'hui comment la réaliser "autrement".
Le marxisme repose sur l'idée de lutte, de dialectisation des rapports sociaux : lutte des classes, mais aussi lutte des races, des jeunes contre les vieux, des femmes contre les hommes, etc, etc.
C'est à cette dialectisation radicale des rapports sociaux sous de nouvelles formes que nous assistons ces temps-ci.9 L'antiracisme est un des moyens de la nouvelle utopie révolutionnaire.


(5)La face cachée du racisme.


Un nouveau conformisme s'est créé : le "politiquement correct".
Si vous n'êtes pas de gauche, vous êtes un nazi, un fasciste, un salaud.
Si vous prétendez qu'il n'y a pas que les blancs qui sont racistes, c'est que vous en êtes un (et si c'est un noir qui l'affirme, il n'est qu'un traître, un Judas, un "nègre à blancs", un "bounty"), etc.
Si vous n'êtes pas antiraciste vous êtes un suppôt du racisme hitlérien ("Nous avions déjà Le Pen et Debré, nous ne voulons pas en prime Jean-Paul 2"{sic}disait récemment le trotskyste Alain Krivine dans un amalgame vraiment époustouflant!).
Voici pourquoi je ne suis pas antiraciste.
Je réclame le droit de dire qu'il y a des blancs racistes, mais aussi des noirs, des jaunes, des juifs, des hommes, des femmes, et que l'antiracisme (sauf pour les naïfs de bonne foi qui y adhèrent parce que mal informés, il y en a hélas beaucoup) est un racisme subtil, qui veut tuer, bâillonner, étouffer, au nom de la morale totalitaire du "politiquement correct".
Devant la montée de cette idéologie pernicieuse, des esprits libres de tous bords politiques s'inquiètent et commencent à réagir. Peu avant sa mort, Annie Kriegel, l'historienne juive, qui fût communiste, écrivait : "La lutte "contre le racisme" est actuellement menée de telle manière qu'on aboutit inéluctablement à une panracialisation des liens sociaux."
Et Pierre-André Taguieff : "Quand une idéologie morale ou humanitaire devient souveraine, l'ennemi (celui qu'elle combat) devient(à ses yeux) intrinsèquement coupable, de sorte que l'on rend un service à l'humanité en le faisant disparaître, par euphémisme on dit : "en l'immolant"."10 .
Je regrette que la droite au pouvoir actuellement en France, (1997) se laisse intimider par le "politiquement correct". Ce refus de prendre en compte les angoisses du petit peuple de France, le premier à souffrir de l'immigration massive de milliers d'étrangers, est la première cause du mécontentement sourd et grandissant (après le chômage ) qui monte des profondeurs et va grossir les rangs du Front National.
C'est parce que nos gouvernants, par peur du "politiquement correct", du soi-disant antiracisme, par peur d'être disqualifié par le nouveau terrorisme intellectuel, abandonne à Le Pen la charge de dénoncer d'incontestables périls, que celui-ci voit son influence grandir, malgré ses outrances, ses provocations ineptes.
Il faut refuser le manichéisme de nos belles consciences néo-marxistes, refuser la pensée binaire, la fausse alternative : Bien - Mal, droite = nazi, gauche = démocrate, blanc = raciste, etc.
Edgar Morin, un homme de gauche pourtant, écrit :"La projection hors de l'histoire du "fascisme" ou du "nazisme", devenus des repoussoirs exemplaires et des objets de condamnation morale rituelle, ne peut que nourrir un nouvel obscurantisme : l'horreur légitime est alors mise au service du refus de comprendre."
Nos dirigeants comprendront-ils?
A nous de les y aider. Après tout, ils ne sont pas propriétaires de nos suffrages.

Edouard BOULOGNE.
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# Posté le mercredi 14 février 2007 10:54

Modifié le samedi 03 mars 2007 19:18

La Tribune de Michel de Poncins : Réchauffement.

LUNDI 5 FEVRIER 2007





LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE ET LE BAL DES CHIMERES


« Les scientifiques au chevet de la planète » ou « Le cri d'alarme sans précédent des scientifiques », ce ne sont que deux échantillons des clameurs journalistiques sur le prétendu rechauffement climatique.



Dans cette ambiance survoltée, deux événements tout à fait extraordinaires viennent de se succéder à Paris le vendredi 2 février 2007. C'est d'abord la clôture de la réunion du « Groupe d'experts international sur l'évolution du climat », ou GIEC, « machin » international, censé réfléchir pendant quatre jours sur le réchauffement climatique. Ensuite, simultanément, Jacques Chirac a convoqué la conférence de Paris pour une gouvernance écologique mondiale. Malgré les apparences, cette date restera un vendredi noir de l'humanité.



Ces deux événements ont donné lieu aux parlottes interminables, accompagnées des fêtes coutumières, que j'ai dénoncées récemment dans le livre « Parlottes et Fêtes » édité chez François-Xavier de Guibert.



Le réchauffement climatique est une chimère notoire et c'est l'occasion de montrer comment la construction des chimères conduit au pouvoir mondialiste en voie d'établissement, c'est-à-dire au totalitarisme.



La chimère se développe sur plusieurs étages avec l'aide attentive d'un grand nombre de prédateurs, embusqués le long de la « rivière argentée » de l'argent public qui « arrose » les multiples chimères.



Dans le cas particulier, le premier étage s'alimente aux peurs ancestrales de l'homme. Elle offre l'avantage d'être globale et d'effrayer des milliards de personnes. « La planète est en danger » et il faut « sauver la planète » : voici le leitmotiv. Des images désolantes de glaciers fondant à vue d'½il, de vagues déferlant sur les terres, de déserts surchauffés remplissent les écrans.



Dès ce départ, les premiers prédateurs arrivent. Un célèbre journaliste avait dit qu'il fallait faire gicler « le sang à la une » ; les journalistes d'aujourd'hui, qui sont déjà de grands privilégiés bien que leurs privilèges ne soient guère publiés, tirent un large profit de l'exploitation de la peur et inventent les phrases meurtrières : une photo terrifiante suffit à vendre le magazine. Les approximations sont nombreuses : à coté du glacier en déroute, tel autre s'accroît mais il ne sera pas cité. Il y a beaucoup de fraudeurs parmi les scientifiques et il est facile d'accentuer la peur. Le comique flotte aussi dans l'air. Selon le rapport « Planète vivante 2002 » rédigé sous la signature du WWF (Fonds mondial pour la nature) il faudra bientôt deux planètes si on n'arrête pas le gaspillage. Avec de tels arguments, les opposants sont cloués au sol !



Tout de suite après, s'élève le nouvel étage. Cette « pauvre » planète serait victime d'un réchauffement climatique, sans évidemment que personne ne puisse garantir la véracité des mesures qui sont le résultat d'une foule d'approximations que les scientifiques honnêtes sont bien obligés de signaler. Quand, dans cette perspective, il se produit par hasard un hiver extrêmement froid, comme cela s'est passé aux USA il y a quelques années, les journalistes écrivent sans hésiter : « l'hiver a été le plus terrible que l'on est connu et ceci malgré le réchauffement de la planète » ! Pour arriver au résultat recherché, il est facile de donner de discrets coups de pouce à des calculs complexes que peu lisent entier et comprennent vraiment. Tous les objecteurs sont écartés en se référant à la chimère en voie de formation, qui commencce à être respectée comme une vérité absolue. Des arguments sont vite avancés comme par exemple, un sondage qui montre que 90 % des savants seraient d'accord aujourd'hui sur le phénomène et non plus 60 % comme avant ; les chimères commencent à s'épauler entre elles : une majorité n'a jamais fait la vérité mais la chimère démocratique est invoquée pour consolider la chimère du réchauffement climatique.



Un troisième étage se rajoute : ce réchauffement est une catastrophe, ce qui est une contrevérité ; dans le passé les hommes ont su gérer les changements climatiques. Si la terre se réchauffe, les avantages compenseront les inconvénients et un grand nombre d'endroits, actuellement impropres à la culture, deviendront favorables pour l'agriculture. La Hollande et d'autres pays ont su gérer des rivages incertains. Une observation étonnante vient d'être faite par des américains. Le prétendu réchauffement de la planète, avec moins de neige en Eurasie, conduit à davantage de poissons en Arabie, sans que personne ne comprenne pourquoi.



Un quatrième étage se profile en haut de la pyramide en formation : ce réchauffement climatique, devenu par le jeu de la propagande une quasi certitude, serait attribuable aux activités humaines. Or, le climat a varié de multiples façons depuis des siècles ; au moyen âge, le Groenland était une terre verte et prospère ; une cathédrale y fut bâtie. Avant le réchauffement correspondant à cette verdure, il n'y avait pas de moteurs et, pourtant, le réchauffement a eu lieu. Dans ce quatrième étage, on voit poindre non plus des chimères mais des idéologies comme l'hostilité à la prospérité de l'Occident. Les prédateurs sont à ce stade, comme aux autres, embusqués de tous cotés. Les scientifiques ont la part belle ; la chimère est devenue tellement solide qui n'est pas possible de faire une carrière honorable dans le monde scientifique si l'on ne se rattache pas à ce qui est devenu l'objectif final, à savoir la nécessité de limiter les émissions de CO2. Et puis, commment participer à quatre jours de fêtes à Paris, si on s'oppose à la propagande incessante ?



À tous les stades des faux raisonnements, des chimères voisines sont convoquées pour étayer la chimère générale en voie de construction. A propos du réchauffement climatique, est évoqué le « développement durable », expression qui n'a pas de sens précis dans la langue française. Les prédateurs du développement durable sont nombreux et cela commence par les divers ministres en charge qui se retrouvent dans pratiquement tous les gouvernements. L'armée avait nommé, il y a peu, un « Monsieur développement durable » ; cela ne s'invente pas !



Une autre chimère est convoquée : celle qui affirme qu'il faut s'occuper des générations futures. L'on masque avec soin que, pour prétendument s'occuper des générations futures, il faut absolument ruiner les générations présentes, ce qui les empêchera de trouver au jour le jour les solutions aux changements climatiques s'ils existent.



Le socialisme qu'ils soit national ou planétaire se caractérisant par la production de phrases idiotes celles-ci ne manquent pas. Nous avons lu qu'il ne faut pas « trop tirer la chasse d'eau pour préserver la planète ». Nous avons vu à la télévision des jeunes, pourtant l'air éveillés et intelligents, qui disaient réellement avec une foi brûlante qu'éteindre la lumière préservait la planète.


Le bal des chimères est si lancé que rien n'arrête la sarabande, même pas le ridicule. « Saint » Nicolas Hulot convoque sans pudeur des politiques pour signer un prétendu pacte en vue de créer une super prébende de Vice-Premier ministre de l'environnement ! Nombre de ces politiques sont venus s'agenouiller à cette « cérémonie » !



Les stigmates du socialisme se remarquent dans ces évènements incroyables : bal des chimères qui s'épaulent entre elles, avidité des prédateurs, adoration de la terre se substituant à Dieu, terrorisme idéologique, haine de l'homme qui serait coupable de tous les malheurs.



Avec la gouvernance mondiale qu'il souhaite, Chirac demande la création d'une Agence mondiale de l'environnement. L'avidité inévitable de nombreux prédateurs donne toutes ses chances à ce futur intrument du pouvoir totalitaire mondialiste.



Pour terminer remarquons modestement que les météorologistes sont incapables de prévoir le temps à huit jours de distance. Les adorateurs fidèles de la secte du prétendu réchauffement ont plus de confort qu'eux car personne ne sera là pour vérifier dans cent ans.



C'est pour cela que la danse le long de la rivière argentée continue sans entraves, malgré la juste mauvaise volonté de certains très grands pays.



Michel de Poncins



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# Posté le lundi 12 février 2007 19:22