L'esprit de l'athéisme, selon Dominique Folscheid, par Edouard Boulogne.

L'esprit de l'athéisme et son destin.
(Dominique Folscheid. La Table Ronde. Collection la petite vermillon. 510 pages. Octobre 2003).

( Un peu de philosophie aujourd'hui, car la vocation du Srutateur est, aussi, philosophique. De toute façon l'article n'est pas très long, et nous retrouverons dès demain nos chroniques habituelles. Cette critique de l'ouvrage du philosophe Dominique Folscheid, professeur à l'université d'Orsay, a paru en 2005 dans la revue Catholica).

Ce gros ouvrage n'est pas une histoire des idées philosophiques sur l'athéisme, même si les références et analyses philosophiques et théologiques, sont nombreuses, et fouillées. L'histoire de l'athéisme n'en est pas la philosophie, que l'auteur se propose de dégager. Ce qui le conduit à constater la difficulté de constituer une essence de l'athéisme à partir de ses concrétisations.
Car l'athéisme est d'abord un mouvement, un développement. Ses formes successives ne sont que des avatars ou des étapes d'un projet à partir d'un noyau actif. Ce noyau est une récusation radicale de toute médiation de Dieu comme existant.
On y distingue deux pôles : « d'un côté la position ou la négation de Dieu selon l'immédiateté, de l'autre la position ou la négation de Dieu selon la médiation. Dans tous les cas il s'agit de ruiner l'articulation de Dieu et de la médiation, aussi bien en posant Dieu sans médiation, qu'en posant la médiation sans Dieu».
D.Folscheid établit aussi que le terme lui-même d'athéisme n'a de sens précis qu'en occident dont il est le produit culturel, et qu'il ne prend de consistance que par rapport au christianisme et, constamment, parfois furieusement, contre lui : « sans le christianisme l'athéisme reste polémique, relatif, vague. Avec le christianisme, contre lui, il parvient à se structurer ».
Il y a dans l'athéisme un refus déterminé de la médiation absolue de l'être, proposée par le christianisme, et par cela même, (toute médiation impliquant d'une certaine manière un recours à l'autre,) un refus de toute médiation, et une volonté d'immédiatisation de tout ce qui est. Là est l'origine de toutes les tentatives réductionnistes, qui se sont succédées, depuis les lumières particulièrement, naturalisme, positivisme, scientisme, auxquelles l'auteur consacre de suggestives, et substantielles analyses. Les radioscopies de Rousseau, Feuerbach, Freud, et de nos récents structuralistes, sont particulièrement instructives. Toutes ces « réductions », s'accordent pour prétendre que la vérité du sens est le non sens, que les jeux du hasard et de la nécessité rendent compte de tout.
La linguistique, dans une période récente a été embauchée au service du nihilisme métaphysique. « La ruine de l'économie de la médiation absolue est consommée dans le triomphe de la référence sans référent, du sens sans signification, de la donne sans données, du don sans donateur, de l'objectivité sans objet (remplacé par la structure), de la subjectivité sans sujet (décentré vers l'inconscient anonyme ».
C'est l'accomplissement du propos de Max Stirner, qui regrettant que jusqu'à lui l'athéisme, manquant d'audace et de logique, n'avait jamais fait que changer de religion et de Dieu, escomptait qu'il deviendrait une cause digne de ce nom quand il ne serait fondé sur rien, car « le moi qui est libre de Dieu comme de la nature c'est le moi créateur ex nihilo » ! Seulement alors « l'homme devient un existant sans essence, une liberté sans nature ». Sartre n'a rien inventé.
Ces lignes ne donnent qu'une mince idée de la richesse et de la consistance de l'ouvrage de Dominique Folscheid, dont le « défaut », si c'en est un, est l'extrême densité d'une enquête et d'une réflexion, dont il serait navrant que ceux qui sont capables de la suivre n'en fassent pas bénéficier, d'une manière ou d'une autre, ceux pour qui elles ont été menées, ces personnes humaines que l'athéisme précédemment défini, réduit au statut de machines « intégralement immergées dans l'immanence, d'où elles n'émergent plus qu'à titre de plis plus ou moins saillants ».

Edouard BOULOGNE.

(S 19/02/05).
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# Posté le jeudi 01 mars 2007 21:44

Modifié le samedi 03 mars 2007 19:19

La CGTG et Gamède, même combat!

LA C.G.T.G ET GAMEDE MEME COMBAT !

NET AVANTAGE POUR LE CYCLONE.

(Le petit journal de Montmain et Le Scrutateur sont deux blogs rédigés en Guadeloupe et qui se sont découverts récemment [voir notre article Il faut sauver le champion Thuram]. Monsieur Paul Mombelli, rédacteur du Petit journal nous envoie aujourd'hui un article aussi savoureux que vrai sur la grève de l'eau en Guadeloupe et les tourbillons engendrés à la réunion par le cyclone Gamède. Lisez plutôt).



Il y avait longtemps que la Guadeloupe était privée de grèves. Heureusement, l'arrivée de Gamède sur la Réunion semble avoir inspiré les syndicalistes de la C.G.T.G, de l'agence de la Générale des Eaux de Guadeloupe, du secteur de Grande-Terre Sud, installée au pied du morne Montmain. Une fois de plus, personne, de la direction ou du syndicat, ne sait expliquer de façon claire les causes de ce conflit. Quatre jours après les premières coupures d'eau, aucune négociation n'a réellement commencé.



Un préavis de grève, général pour la Guadeloupe, avait été déposé par la C.G.T.G le 12 février, devant prendre effet le 26, pour appuyer le début des Négociations Annuelles Obligatoires de l'année 2007.

En effet, les travailleurs guadeloupéens, de toutes les branches d'activités, ont obtenu que soient tenues systématiquement des négociations annuelles concernant tous les problèmes liés à leur travail et à leurs rémunérations. Cette belle avancée sociale avait pour but d'éviter que des conflits surviennent inutilement, qui auraient pu être réglés par la négociation. En réalité, l'ouverture de ces négociations, rendues obligatoires par le ministère du travail, est généralement précédée par une grève dont l'objectif est d'indiquer la motivation des personnels à voir aboutir de façon positive leurs revendications. Ce qui fait de la grève un mal endémique de la Guadeloupe.



Le 22 février, ne pouvant vraisemblablement pas attendre le 26, le personnel syndiqué à la C.G.T.G, de l'agence de Sainte-Anne, s'est mis spontanément en grève, sans préavis, en raison de décisions contestées, prises par la direction de cette agence. Une sombre affaire d'affectation de véhicules qui auraient changé d'employés en prévision de la grève annoncée pour le 26.

Vous me direz, cette grève ne devrait pas affecter l'une des zones les plus touristiques de l'archipel : Sainte-Anne, Saint-François et le Moule, qui dépend de cette agence. L'eau coule seule dans les tuyaux, le personnel n'étant chargé que de surveiller sa qualité et de maintenir l'installation en bon état de marche. Pourtant, des mains malveillantes (suivant les propos de la Direction) ont tourné des robinets, fermé des vannes et provoqué des coupures d'eau qui ont affecté plus de 10.000 personnes en même temps, mais de façon tournante.

Le responsable du syndicat affirme, naturellement, que les grévistes ne sont pour rien dans ces coupures d'eau.



Le moule étant la commune la moins touristique des trois concernées, se devait de manifester sa gêne de façon différente. En plein centre ville, une entreprise de réparation d'équipements électroménagers prenait feu. Les pompier, rapidement arrivés sur les lieux, furent naturellement très pénalisés par le manque d'eau dans les bornes incendie. Pourtant ils parvinrent quand même à circonscrire le sinistre, au détriment du score de la C.G.T.G.



Pendant ce temps, Gamède, dans un autre hémisphère, était responsable de la cessation d'alimentation en eau de plusieurs dizaines de milliers de personnes. Des coupures généralement préventives, pour éviter des détériorations graves du réseau d'alimentation en eau potable.

Nous accordons donc, sans hésitation aucune, le bénéfice de la première manche au cyclone, par rapport au syndicat C.G.T.G.

Au dernières nouvelles, ayant appris que les syndicalistes de Guadeloupe comptaient l'emporter grâce à la durée de leur action, Gamède serait en train d'amorcer un retour vers la Réunion, sans doute pour disputer une seconde manche.


Amicalement vôtre
Paul MOMBELLI
http://www.caloucaera.net
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# Posté le mardi 27 février 2007 21:09

Modifié le mercredi 28 février 2007 05:30

La Tribune de Michel de Poncins (25/02/07) : Les milliards de la corruption.

Les Milliards de la corruption.



La corruption démocratique est l'un des phénomènes les plus constants dans les démocraties du monde entier, y compris chez les plus prétentieuses. Cela consiste à acheter les voix en vue de conquérir le pouvoir et ensuite de revendre sa voix. C'est tellement répandu que beaucoup d'économistes parlent du « marché politique », terme qui d'ailleurs, malgré sa relative justesse, risque de nuire à la véritable économie de marché en la rapprochant de pratiques douteuses.



L'achat de voix peut se passer de diverses façons ; évidemment la façon la plus directe est le paiement cash ; mais il y a des façons plus sournoises comme l'engagement sur des promesses que l'on ne tiendra souvent pas et qui de toutes façons mettent en jeu l'argent public. D'où le vieux dicton : « les promesses politiques n'engagent que ceux qui les écoutent ».



N'oublions pas qu'aux USA ce sport de la corruption démocratique se pratique couramment.



Il y existe dans les dépenses publiques des « budgets réservés » (« earmarks ») à la disposition des élus pour favoriser leurs circonscriptions. Depuis que Bush est en poste, les législateurs ont voté 35 000 budgets réservés. Il y a par exemple 223 millions de dollars pour un pont qui ne va nulle part en Alaska et 50 millions pour créer une forêt tropicale en Iowa, un État dont le paysage consiste presque entièrement de champs de maïs.



Malgré cela, les conservateurs ont perdu les élections. C'est un avertissement redoutable pour tous les gouvernements du monde qui pourtant se livrent régulièrement aux mêmes méthodes malhonnêtes.


La campagne présidentielle française offre l'exemple tragique de ces pratiques et les autres pays voisins devraient bien observer pour en tirer du fruit. La vertueuse Suisse, quant à elle, y échappe largement.



C'est à ce phénomène qu'il faut rattacher l'évaluation faite par des experts indépendants du coût des mesures proposées par les deux candidats présentés comme « principaux » : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Le chiffrage de chacun des programmes tourne autour de 50 milliards d'euros c'est-à-dire qu'il est pratiquement équivalent. Bien entendu chacun proteste avec hauteur que ces chiffres sont exagérés, ce que personne de raisonnable ne peut confirmer.



L'objectif à peine dissimulé est bien de plaire à telle ou telle catégorie de population en donnant avec de l'argent volé à d'autres des avantages multiples et très diversifiés.


Il est extraordinaire que les deux chiffrages soient l'équivalent : cela veut donc bien signifier que chacun jette en pâture des paquets d'euros pour acquérir des paquets de voix. L'égalisation des chiffres vient de ce que chaque programme comporte un grand nombre de sujets et qu'une moyenne s'établit nécessairement.


Une fois les voix récoltées et le résultat obtenu, le titulaire utilisera ce pouvoir à son gré et en particulier pour satisfaire largement les camarades qui l'auront aidé à acheter les voix : le nombre ridicule de ministres et sous- ministres et sous-sous-ministres n'est qu'un des aspects du phénomène.



Au niveau des autres élections, Députés, Sénateurs, grandes Mairies, le trafic des voix bat son plein. Députés et Sénateurs, après avoir acheté les voix des électeurs, revendent la leur pour l'obtention de prébendes les plus élevées possibles dans les innombrables possibilités ouvertes par ce que j'ai appelé la « République Fromagère ».


Ce simple fait de l'égalisation des 50 milliards des deux programmes nous conduit à une constatation fondamentale. Il y a antinomie entre le socialisme et la démocratie contrairement à une idée largement répandue.



En effet, si ces deux candidats ont tellement de possibilités d'achat de voix et puis de revente, c'est à cause du socialisme qui imprègne toute la société française et auquel ni l'un ni l'autre n'est prêt de renoncer. Toute opération d'achat implique « d'avoir des sous » pour payer l'achat ; le socialisme alimente largement en permanence la « rivière argentée » qui permet d'avoir des sous. Ensuite, cette même rivière argentée offre d'autres sous pour la revente des voix.



C'est pourquoi dans l'un et l'autre cas, il faut parler, non pas de 50 milliards, mais d'au moins 100 milliards, puisqu'il y aura deux opérations de rapine étroitement et scandaleusement enlacées.



La paupérisation croissante du peuple français contre laquelle les candidats prétendent mensongèrement vouloir lutter vient en grande partie de cette démocratie trafiquée, fille du socialisme qui les anime tous deux.


Michel de PONCINS


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# Posté le dimanche 25 février 2007 17:42

Une semaine à la loupe (S.24/02/07), par Henri Pauvert.

1. Petite révolution dans les PMV.


Née sous l'Empire romain (IIème siècle avant J.C. : Caïus Gracchus avait fait installer des bornes sur les voies romaines pour indiquer les distances), la signalisation routière a longtemps été statique. Les panneaux à message variable (PMV) sont apparus il y a une trentaine d'années et fournissent, en temps réel, des informations aux automobilistes. En Autriche, les défenseurs de la cause féminine ont réussi à imposer jupe et queue de cheval sur les pictogrammes des passages piétons. Il est étonnant que les socialistes français, spécialistes de la féminisation à outrance des mots, n'aient pas pensé à l'imposer en France. C'est un point très important qui n'a pas été abordé par Ségolène Royal lundi dernier lors de l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" et qui ne figure pas dans son pacte présidentiel !

2. Le catalogue 3 Suisses des bonnes intentions "Royal" !

Ségolène Royal a prononcé un discours programme accompagné de 100 propositions et a proposé aux Français un "pacte présidentiel". Elle a voulu rassurer son électorat traditionnel tout en cherchant un équilibre entre droits et devoirs pour échapper à l'accusation de conservatisme. L'exercice a parfois viré au catalogue de bonnes intentions auquel se sont ajoutés plusieurs moments d'émotion. Ségolène Royal s'est d'abord attachée à rassurer les foyers modestes, les retraités, les jeunes, les enseignants, et même les chefs d'entreprises dont les dirigeants de PME. Après avoir tapé sur les nantis lors de son meeting parisien, comme Nicolas Sarkozy, elle chasse sur les terres d'en face. Face à cette panoplie de promesses on attendait le chiffrage de ses largesses. Il faudra attendre... Même si elle a abordé le poids "insoutenable" de la dette publique, comme les autres candidats, elle distribue...

3. Taxation de l'exil fiscal.

Suite à la proposition de Dominique Strauss-Kahn et la décision de Johnny Hallyday de s'expatrier en Suisse pour des raisons fiscales, Ségolène Royal trouve "intéressante" l'idée d'un impôt "citoyen" sur l'exil fiscal. Cette idée est une des mesures démagogiques mise en avant par les socialistes et qui fait plaisir à certains Français mais dont la portée réelle est minime. En effet la France fait partie de l'Europe et a donc signé le Traité de Rome qui garantit le libre choix du lieu de séjour ou d'établissement. De plus elle a signé des conventions fiscales qui empêchent la double imposition. La France taxe cependant tous les revenus de source française au taux forfaitaire résiduel de 15%. La seule marge de manoeuvre de Ségolène Royal reste d'augmenter le taux de ce prélèvement. Mais alors comment faire la différence entre une personne qui fuit le système fiscal français et celle qui s'expatrie professionnellement ? Au final, la France se sera "débarrassée" de ses riches. Mais le nombre de riches étant limité, il ne faut pas craindre les conséquences des expatriations sur la démographie car les vides seront vite comblés par l'immigration des pauvres !

4. Pourquoi ne doit-on pas envisager un gouvernement d'union nationale ?

Les médias et un candidat, qui souhaite être le deuxième homme, parlent de l'impérieuse nécessité d'avoir un gouvernement d'union nationale. Ce qui est possible en Allemagne ne l'est pas en France pour plusieurs raisons :
 Nous avons connu des cohabitations droite-gauche, gauche-droite et nous avons vu le résultat. Chaque camp se surveille et le pays recule.
 Nous avons une culture de l'affrontement : les riches contre les pauvres, les salariés contre les patrons, les petits contre les grands, ceux du sud contre ceux du nord, les Parisiens contre les provinciaux, les îliens contre les continentaux, les noirs contre les blancs, et j'en passe...
 L'appel aux talents de tous bords et personnes de la société civile est louable mais qui dirigera ?
 Notre constitution prévoit que le président nomme le Premier ministre. Comment peut-on croire qu'une cohabitation entre deux personnages de sensibilité si opposée puisse tenir longtemps ! On se souviendra de la guerre entre Valérie Giscard d'Estaing et Jacques Chirac en 1976 alors que leurs idées étaient plus proches que celles entre, par exemple, François Bayrou et Dominique Strauss Khan !
 Qu'adviendra-t-il de la France quand l'union nationale aura capotée ? Que pourront proposer nos politiques pour sortir de cette impasse ?
 Dans la situation dans laquelle se trouve la France, pouvons nous prendre un tel risque ?
François Bayrou travaille son intérêt personnel. Il joue du brouillage identitaire des deux camps pour tenter de se frayer un chemin tout en sachant que sa stratégie suppose d'avoir un système proportionnel pour fabriquer des coalitions différentes (retour à la 4ème République). Or les législatives qui suivraient son élection seraient basées sur une élection au suffrage universel majoritaire à deux tours. La bataille électorale se développerait entre les deux partis de gouvernement. Son Premier ministre serait UMP, PS ou une personne de la société civile avec une majorité parlementaire suivant le bon vouloir des Français. Alors nous aurions à nouveau une cohabitation avec tous les problèmes déjà rencontrés !

5. La croissance française en berne.

L'INSEE vient d'indiquer que la croissance a été de 2% en 2006 qui n'augure rien de bon pour le "millésime" 2007. La France est l'avant dernier pays parmi les douze de la zone euro juste devant le Portugal ! Les candidats qui comptaient sur la croissance pour financer leurs promesses vont devoir réviser leurs plans. La situation de la France en termes de richesses produites se dégrade. Selon l'OCDE, la France ne profite pas de la croissance mondiale car les Français ne travaillent pas assez ! Ce que l'on attendrait des candidats, ce ne sont pas des promesses ou des distributions de "monnaies de singe", mais des plans pour relancer la croissance et remettre la France dans le peloton de tête des pays européens.

6. Ya ka, faut qu'on.

Lors de l'émission de TF1 lundi dernier, Ségolène Royal a fait une bonne prestation. Comme diraient nos jeunes, "elle a assuré" ! Mais derrière le coté show compassionnel que pouvons nous retenir de ces 2 heures ++ de débat ? Les "oui-oui", "gagnant-gagnant", "donnant-donnant", "merci-merci", et les justifications de ses compétences n'apportent rien au débat...
Ségolène Royal se pose en réceptacle de nos désirs "d'avenir" mais n'apporte pas de solutions aux problèmes de la France. Elle va dans le sens du vent et approuve tous les Français. Son pacte présidentiel ressemble plus à un catalogue de bonnes intentions et elle se positionne, sans le vouloir, en gestionnaire d'un ordre du jour et d'un calendrier de propositions. Bref elle ferait une bonne "Première ministresse" !

7. L'inflation de députés.

La loi organique qui donne aux îles du Nord le statut de territoire d'Outre-mer, entraîne l'augmentation du nombre de députés de 577 à 579 ! Les députés représentent 64 millions de Français, 1 député pour 110.000 Français. Le parlement européen comprend 789 députés et une population de plus de 500 millions, 1 député pour 633.000 Européens. Cherchez l'erreur !

8. Le beurre sans l'argent du beurre !

Pour 2006, Total annonce 12,6 milliards d'€uros de profits. La presse et les politiques crient au scandale et la gauche, qui veut faire payer les riches, parle de prélèvements fiscaux sur les résultats. Les profits de Total sont dus à sa bonne gestion et au prix du pétrole. Ceux-ci sont réalisés pour près de 90 % à l'étranger. Peut-on croire qu'une multinationale, même "citoyenne" puisse accepter de payer, sans réagir, un super impôt sur des résultats qu'elle ne réalise pas dans le pays qui la taxe ! La délocalisation de son siège dans un autre pays européen entraînerait une levée de boucliers, des mots "exotiques", mais surtout une perte totale de recettes fiscales.

Henri Pauvert.

# Posté le samedi 24 février 2007 10:39

De ceci, de cela (22/02/07).

De ceci, de cela ( 22/02/07)[/y].


(I) : HOMME DE COULEUR[/f]
(Un ami m' envoie cette information que je publie très volontiers dans le cadre de la lutte résolue du Scrutateur contre tous les racismes, celui-ci et......tous les autres ! EB.).

Je suis sûr que beaucoup d'entre vous ont regardé le récent enregistrement
de l' émission d'Oprah Winfrey (USA) son invité Tommy Hilfiger. Lors de cette émission, elle lui demanda si les propos racistes qu' on l' accusait d' avoir tenu étaient vrais :

"Si j' avais su que des Afro-Américains, des Arabes, des Hispaniques et des
Asiatiques allaient porter mes vêtements, je ne LES AURAIS JAMAIS FAITS
AUSSI BEAUX. J' aimerais que ces gens NE PORTENT PAS mes vêtements car ils
sont faits pour la classe supérieure blanche."

Sa réponse fut un simple "Oui".

Après quoi Oprah lui demanda de quitter son plateau de télévision.

Suggestion : N' achetez pas votre prochain t-shirt ou parfum chez Tommy
Hilfiger .

Donnons-lui ce qu' il souhaite. Ne lui donnons plus notre argent.
N'achetons plus ses vêtements. Faisons en sorte que ce raciste atteigne un
niveau financier tel qu' il ne puisse même plus se permettre le prix ridicule auquel il vend ses vêtements. Alors boycottons tous ses produits.........Pour qu' il soit ruiné !

Et surtout faites circuler ce message SVP.

P.S.: Fais pas le fainéant ou la fainéante, prends quelques minutes de ton
temps pour faire circuler ce message, le racisme fait encore parti de notre quotidien, tu ne trouves pas ça malheureux? Faudrait que ça cesse non ?
Alors participes à cette chaîne de paix et d' amour !!!!

Michel CORBIN

corarchi@wanadoo.fr

(II) : Coup de gueule.

(Monsieur Renaud Dourges souhaite la publication de cette lettre qu'il adresse à mon confrère Jacques Canneval après la publication par ce dernier d'un article désobligeant, à ses yeux, concernant la grande artiste Joséphine Baker. Je publie la lettre car je souscris à son objet. Je l'ampute seulement de deux qualificatifs, excessifs, (car je connais J.Canneval, ses défauts, mais aussi ses qualités), disons des noms d'oiseaux, à la place desquels je place des parenthèses vides.
Vive Joséphine Baker ! qui mérite mieux que des injures agressives (même si celui qui les formule n'y adhère pas, peut-être au fond de lui-même).

A monsieur Jacques Canneval :

Monsieur,
La conclusion de votre éditorial intitulé "on amuse bien le public" démontre ce que la quasi totalité de la Guadeloupe savait déjà : vous êtes un (........) doublé d'un (.......). Oser écrire : "éviter de nous ramener à l'époque où Joséphine Baker amusait la galerie" montre votre méconnaissance de l'Histoire du siècle dernier". Il est vrai qu'on ne peut être un scribouillard appointé par un journal vivant essentiellement des annonces légales et s'intéresser aux choses du monde. Celle qui selon vous, « amusait la galerie » a élevé des enfants recueillis dans le monde entier, y a laissé sa fortune et également sa vie car elle est remontée sur scène en dépit d'une santé catastrophique pour nourrir ces enfants venus des cinq continents. mais elle ne s'est pas contentée de cette œuvre caritative. Durant la seconde guerre mondiale elle a œuvré dans les services de renseignements au profit des alliés et a évité à bien des anglo américains et à des français d'être victimes du nazisme. Ce n'est pas pour rien que le Général de Gaulle et Churchill lui ont décerné des décorations prestigieuses parmi lesquelles la légion d'honneur à titre militaire. Mais bien sûr, comme vous l'écrivez minablement, les artistes doivent retrouver d'urgence leur dignité et éviter de nous retrouver à l'époque où Joséphine Baker amusait la galerie.
Si vous même aviez un semblant de dignité, vous changeriez de métier pour laisser place à des journalistes compétents. Mais sans doute voulez vous continuer d'amuser la galerie.
Renaud DOURGES
Journaliste et écrivain.

(III) : Article que le général de brigade (c.r) TdM,
Pierre Royal a fait paraître dans son bulletin de promotion en mai 1992.


(Dans la guerre que se livrent les candidats à la présidence de la République, les coups sont dûrs. De véritables Scuds, parfois. Ainsi la publication de cet article de l'oncle de Ségolène Royal, paru en 1992, mais qui retrouve une certaine actualité , et que le Scrutateur publie pour une meilleure connaissance de la personnalité de la candidate socialiste).



« Suite aux nombreuses questions qui me sont posées quotidiennement
concernant mes liens de parenté avec Ségolène Royal, le nouveau ministre
de l'environnement, je tiens à effectuer la mise au point suivante.
Ségolène Royal est ma nièce, fille de mon frère aîné Jacques, qui a terminé
sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel dans l'artillerie de Marine.
Si je ne partage en aucune façon ses options politiques, l'esprit démocratique me contraint à les supporter. Par contre, je ne puis admettre que, pour construire sa carrière politique, elle ait sali de façon outrageante la mémoire de son père.
Lors de la sortie de son livre Le printemps des Grands-parents, titre très cocasse -quand on saura qu'elle a été particulièrement odieuse avec mes parents (ses grands-parents), elle a accordé un certain nombre d'interviews d'où il ressortait qu'elle avait eu une enfance très dure du fait de son père, militaire rigide et borné qui la brimait.
Par contre au moment de la guerre du Golfe, dans une interview du journal La Nouvelle République du Centre, elle disait son soutien aux soldats français, évoquant avec émotion le souvenir du départ de son père pour l'Algérie et sa mort au combat (en réalité mon frère est mort d'un cancer en 1981 !)
Autre article récent, dans le Courrier de l'Ouest au 2 mars 1 992. Je cite :
« On sait moins que son père était militaire et que, petite fille, à la maison, il lui fallait faire, contrainte et forcée, sa prière quotidienne. »
En conséquence, je n'ai aucune relation avec cette jeune femme, résolument mythomane et j'ai honte de voir le nom de ma famille ainsi galvaudé ».

Pierre Royal.
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# Posté le jeudi 22 février 2007 17:59

Modifié le vendredi 23 février 2007 07:39