Mutilations sexuelles, tout est-il tolérable?

Mutilations sexuelles, tout est-il tolérable?
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MUTILATIONS SEXUELLES : TOUT EST-IL TOLERABLE?


( Trop souvent, par paresse, par esprit de démission qui ne veut pas dire son nom, les maîtres, actuels et espérons-le provisoires, de l'opinion publique, et de l'enseignement en France (et ailleurs, hélas !) parent leur vacuité intellectuelle et morale du beau nom de tolérance. Mais tout est-il tolérable ? Il ne s'agit pas d'une question tout académique. Les jeunes gens qui, éventuellement auraient à disserter sur ce sujet, ne perdraient pas leur temps, si leur réflexion était bien conduite.
Il est permis de penser qu'il y a de l'intolérable.
Si l'ouverture d'esprit, le sens du relatif sont des vertus intellectuelles, il ne faut pas tomber dans le relativisme qui met sur le même plan toutes les valeurs, toutes les coutumes, toutes les religions. (On trouvera dans mon livre « Libres Paroles » de bons outils d'analyse pour approfondir ces questions, en particulier les chapitres intitulés Culture, Nihilisme, et surtout Identité).
Nous entrons dans une période électorale d'importance majeure.
Parmi les questions soulevées et sur lesquelles nous aurons à nous déterminer par nos suffrages, figurent celle de l'interruption ou du contrôle de l'immigration sur le territoire national.
Certains candidats qui estiment qu'il faut arrêter le flux massif en France des personnes en provenance du tiers monde, sont traités de « racistes », par les maîtres du politiquement correct.
Un grand footballeur, qui ne se trouve pas pour autant justifié de dire n'importe quoi sur des questions qui le dépassent (et sur lesquelles on le manipule) parle de « sarkoïsation des esprits » pour désigner la prise de conscience de plus en plus aiguë par les Français des périls que fait courir à leur nation l'immigration massive et incontrôlée.
Or pour qui veut bien réfléchir un instant, la volonté de faire face au transfert de peuples étrangers en France, et d'y mettre fin, n'est pas du racisme.
Ce n'est pas parce qu'ils sont noirs ou basanés, que des dizaines de milliers de Nigérians ou de Turcs, d'arabes musulmans inquiètent les Français.
C'est que ces gens appartiennent à des cultures totalement différentes de la nôtre, des cultures qu'il est possible parfois de juger barbares en refusant de céder à la mode relativiste ambiante, au faux esprit de tolérance qui n'est en réalité qu'un esprit de démission.
Quand des étrangers sont assez nombreux pour le faire, ils forment sur le territoire des pays qui les ont accueillis des communautés à part (problème du communautarisme), qui refusent de s'assimiler au pays d'accueil, se comportent en conquérants, constituent des Etats dans l'Etat.
La France ne peut courir le risque de se voir ainsi cancériser par des populations étrangères qui ne l'aiment pas sauf pour les avantages sociaux.
Elle ne peut admettre sur son territoire que, par exemple, une coutume comme celle de l'excision, soit pratiquée, en France, par des populations de plus en plus nombreuses.
« Le Scrutateur » publie aujourd'hui sur ce sujet et pour une meilleure compréhension du problème par ses lecteurs, un article publié il y a quelques années par cette grande politologue qu'était Suzanne Labin dans le journal Guadeloupe 2000 que je dirigeais.
( Pour une réflexion approfondie sur ces questions, à partir de ce que l'on a appelé « la crise des banlieues » (nov 2005), il faut lire l'ouvrage collectif publié aux éditions Michalon sous la direction de Raphaël Draï et Jean-François Mattéi : La République brûle-t-elle ? essai sur les violences urbaines).

Edouard BOULOGNE.





L'excision -puisque c'est d'elle en particulier qu'il s'agit- signifie qu'on coupe chirurgicalement la zone érogène du sexe féminin. Les médias ne le soulignent pas dans leurs commentaires, si bien que beaucoup de lecteurs croient que l'excision chez la femme est l'équivalent de la circoncision chez l'homme. Il n'en est rien.
La circoncision consiste à cou-per le prépuce, simple repli de peau qui recouvre le gland de la verge, opération indolore et qui ne compromet en rien les futures jouissances sexuelles masculines. Alors que l' excision est une ablation chirurgicale du petit organe érectile de chair (pas de peau) situé sur la vulve féminine, opération extrêmement douloureuse et dange-reuse. Quand elle n'entraîne pas la mort par suite d'infections, elle cause une mutilation à vie de la femme qui reste définitivement fri-gide.
Fn 1993, l'O.M.S., Organisation Mondiale de la Santé, estime à 80 millions les mutilations sexuelles des femmes. Selon un rapport dont fit état Le Figaro (2/11 /89), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (U.N.l.C.LF.) a confirmé que les victimes de cette coutume sont 84 millions "d'invalides érotiques"', comme les qualifie Benoîte Groult dans "Ainsi soit-elle". 84 millions de femmes torturées et mutilées au nom d'un obscur principe qui n'est ni religieux ni politique. Sous le terme d'excision sont prati-quées trois sortes 'opérations. La "sunna', forme la plus "douce", consiste a exciser le prépuce ou le gland du clitoris. Elle se pratique surtout en Indonésie, en Malaisie et au Moyen-Orient. La "clitoridectomie" partielle ou totale (excision d'une partie ou de la totalité du cli-toris et des petites lèvres) se ren-contre en Afrique orientale, occi-dentale et centrale. "L'infibulation" ou excision pharaonique, se ren-contre en Afrique orientale (Djibou-ti, Somalie, Ethiopie. Soudan. Egypte. Kenya). Cette forme d'exci-sion pourrait figurer parmi les tor-tures les plus raffinées. L'excision pharaonique consiste à mutiler le clitoris, les petites lèvres et une par-tie des grandes lèvres, et à suturer les bords à vif au moyen d'une épine d'acacia. Un petit orifice est maintenu ouvert au moyen d'un éclat de bois, pour permettre l'écoulement menstruel et celui de l'urine. Pour permettre la soudure des parties laissées à vif, la fillette a les jambes ligotées pendant des se-maines; elle peut ensuite sauter à pieds joints dans la case. Au moment du mariage, la femme est « ouverte" et l'orifice est élargi au mo ment de l'accouchement, après quoi elle est a nouveau infibulée... Les opérations sont faites sans anesthésie et dans les pires condi-tions d'hygiène, avec pour tout instrument un couteau de cuisine, une lame de rasoir ou un éclat de verre.
Le rituel prévoit que l'enfant, au moment où elle est recousue ne crie plus : épuisée d'avoir hurlé par la douleur, elle n'sst plus consciente. Parfois, pour favoriser la cicatrisa-tion, des excréments d'animaux sont posés sur la plaie. Pas étonnant que nombre de petites filles ne survivent pas à ce traumatisme physique et psychologique. Outre les chocs graves dûs à la douleur et l'hémorragie, peuvent apparaître septicémies. tétanos. et toutes sortes de maladies à l'âge adulte. D'autant que les coutures de !a chair vive sont enlevées et refaites après chaque accouchement.

En France, on tolérait cette "non as-sistance à personne en danger", alors qu'on s'indignait vertueuse-ment quand notre police recondui-sait des réfugiés clandestins à la frontière. Puis on finit par adopter une loi condamnant l'excision pra-tiquée sur notre territoire : prison à vie s'il y avait eu mort d'enfant, mais en pratique les parents étaient condamnés à quelques mois de pri-son avec sursis.
De plus nos frontières, qui sont lar-gement ouvertes aux immigrés po-litiques, ne le sont pas aux jeunes filles qui se sauvent d'Afrique pour ne pas être excisées. Pour elles, qui risquent la mort, il n'y a pas de droit d'asile.
Pour la première fois, le 8 mars 1991, une exciseuse professionnelle a été condamnée à une peine ferme pour plusieurs excisions. Il s'agit de la Malienne Aramata Keita condam-née, écrit la Cour d'assises, "pour complicité de violence volontaire à enfants de moins de quinze ans, ayant entraîné une mutilation". En janvier 1993, la Cour d'assises de Paris condamne une mère à un em-prisonnement ferme .d'un an et 4 mois avec sursis. Il s'agit d'une Gambienne qui avait fait exciser ses deux petites filles. A nouveau une mère malienne, Dalla Trooré, est condamnée à trois ans de prison avec sursis, aux assises de Bobigny pour avoir fait exciser son bébé d'un mois.
De plus en plus nombreux, les cas d'excisions se succèdent devant nos Cours d'assises. Mais com-ment faire comprendre à ces mères africaines, à qui des Danièle Mitter-rand déclarent depuis des années que leurs coutumes valent bien les nôtres, que mutiler à vie, au risque de la tuer, une petite fille est un crime ?
Et toutes ces tortures ne sont même pas faites pour des raisons reli-gieuses. Non, la barbare amputa-tion de l'organe du plaisir chez la fil-lette est le résultat de ce pouvoir possessif et jaloux que se donne le mâle. Les mères excisent leurs fillettes pour qu'un époux veuille bien d'elles.
La vérité prosaïque, c'est que la femme excisée ne ressentira plus d'appel sexuel, ne sera donc pas tentée de tromper son mari ou de se présenter au mariage déjà dépu-celée. L'excision est pratiquée pour de bas motifs de jalousie mascu-line. Cela, on le tait dans nos médias où l'on parle de "coutumes cultu-relles".
Il est dérisoire d'appeler "culture" une coutume qui, pour des buts de basse jalousie, impose aux petites filles un calvaire afin de les priver, durant toute leur vie de femme, des fonctions naturelles données par Dieu ou la nature. D'aucuns rétor-quent : respectons toutes les cou-tumes. Il faudrait donc accepter les sacrifices humains des Indiens, et l'anthropophagie rituelle des canni-bales !
La progressiste Simone de Beau-voir, qui se voulait féministe, a dé-fendu les mutilations sexuelles pra-tiquées sur des millions d'Afri-caines. C'est qu'elle était marxiste-tiers-mondiste, donc prête à accep-ter le pire, du moment qu'il vient du Tiers-Monde. Un homme d'esprit a écrit : "Le tiers-mondisme est l'idéo-logie de la justification de n 'importe quoi 'du moment qu'il s'agit du Tiers-Monde. Ce qui ferait hurler d'horreur en Europe est admis dans le Tiers-Monde au nom du tiers-mondisme".
Heureusement que dans le Tiers-Monde émerge aussi l'honnête homme, capable de dénoncer les crimes inhumains. C'est ainsi que le chef d'Etat du Bénin, l'Africain Noir Kérékou, en 1986, avait rappelé que le terme de mutilation signifiait : enlever ce qui est sain, et avait qualifié les pratiques d'excision de "superstructures de la féodalité" et "d'obscurantisme profond".
Oui, l'excision n'est pas une culture, c'est de l'obscurantisme, ou du moins une culture obscurantiste. Vous avez toute mon estime, Président Kéré-kou. •


Suzanne LABIN.

Allez voir aussi http://www.lescrutateur.com, et lâchez vos com.

# Posté le mardi 19 février 2008 12:03

A Dieu Henri (Salvador).

A Dieu Henri !

( Nous étions en 1955, dans la Guadeloupe d'alors, bien moins « en communication » qu'aujourd'hui, à St-François, sur l'habitation Sainte Marthe. J'entendis pour la première fois Henri Salvador, sur les antennes de feue Radio Guadeloupe. C'était son fameux éclat de rire, truculent, drôle, gouailleur, et plein d'humour, interminable et dont on ne se lassait pourtant pas. Ce n'est qu'au fil des mois, des années, que j'appris à mieux connaître cet artiste, ce poète, ce frère de la Guyane qui commençait seulement une brillante et longue carrière, jusqu'à ce dernier concert, où en décembre 2007, sentant sa mort prochaine, il avait donné rendez-vous à ses nombreux admirateurs, pour leur faire ses adieux, avec ce talent, cette humeur saine mêlée pourtant d'une discrète tristesse sensible à ceux qui savent écouter et voir, se réservant encore la possibilité d'enregistrer de nouvelles chansons, au gré de son humeur et de nos désirs. Ce temps lui a failli, et j'apprends sa mort survenue hier soir.
Pour lui, pour vous, je reproduis ci-dessous, les paroles d'une de ses œuvres, des plus anciennes mais pas des moins belles. Au revoir Henri, A Dieu. Le Scrutateur).




Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.

La petite biche est aux abois.
Dans le bois, se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh ouh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la, la.

La petite biche,
Ce sera toi, si tu veux.
Le loup, on s'en fiche.
Contre lui, nous serons deux.
Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
Une chanson douce
Pour tous les petits enfants.

O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
eh, eh, eh, eh

La jolie princesse
Avait tes jolis cheveux,
La même caresse
Se lit au fond de tes yeux.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.

{Variante pour les 2 derniers:}

O le joli conte que voilà,
La biche, en femme, se changea,
La, la, la, la
Et dans les bras du beau chevalier,
Belle princesse elle est restée,
A tout jamais

Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J'écoutais en m'endormant.
Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu'à la fin de ma vie,
Jusqu'à la fin de ma vie.

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# Posté le mardi 19 février 2008 11:22

Changement d'adresse.

Le Scrutateur change d'adresse.

Désormais cliquer sur : www.lescrutateur.com

Venez consulter le nouveau Scrutateur en cliquant sur le lien ci-dessus, envoyez vos commentaires, et mettez le parmi vos favoris.
Edouard Boulogne.
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# Posté le mardi 15 janvier 2008 19:39

Modifié le jeudi 07 février 2008 08:08

Pawols pou ri (Propos pour rire; 05/03/07) : La fin du monde.




La fin du monde


Dieu convoque Bush, Poutine et Chirac et leur dit : " J'en ai marre, vous avez foutu le bordel sur la planète : la guerre au Liban, en Irak, en Afghanistan, en Tchetchénie, au Soudan. J'en ai marre. ça suffit maintenant, vous êtes des incapables, ça ne peut pas durer comme cela; je décrète que dans deux mois ce sera la fin du monde".



Bush retourne a Washington, convoque le Congrès et déclare : " J'ai deux nouvelles une bonne et une mauvaise : la bonne, c'est que j'ai rencontré Dieu, il existe bien comme on l'a toujours pensé, la mauvaise : c'est que dans deux mois c'est la fin du monde.



Poutine rentre a Moscou, convoque son gouvernement et déclare : "J'ai deux nouvelles, une bonne et une mauvaise : la bonne, c'est que contrairement à ce que l'on a voulu nous faire croire pendant longtemps, Dieu existe, je l'ai rencontré, et la mauvaise c'est que ce sera la fin du monde dans deux mois.



Chirac de retour à Paris convoque la télévison et déclare : J'ai deux bonnes nouvelles : la première, c'est que la France est bien un grand pays comme nous le pensions tous, Dieu m'a convoqué avec Bush et Poutine et j'étais le seul chef d'Etat européen à participer a cette réunion ; la seconde c'est que Sarkozy ne sera jamais président de la République.

# Posté le lundi 05 mars 2007 12:18

Une semaine à la loupe (04/03/07), par Henri Pauvert.

1. Le n"anti narcissiste" François Hollande !

Le secrétaire National du PS n'aime pas les riches, donc il ne s'aime pas. Il veut taxer les "nantis" qui gagnent plus de 4.000 €uros par mois. Beaucoup de salariés ont découvert qu'ils étaient riches mais n'avaient pas les moyens d'acheter leur logement ! Il y a 35 millions de foyers fiscaux en France dont 48%, sont exemptés de payer des impôts. François Hollande voudrait exempter d'autres foyers, mais est-ce nécessaire ou utile pour apporter de nouveaux électeurs à sa compagne. Les pauvres ne votent plus ent un nouvel appareil est installé sur le bureau du salarié qui doit s'exécuter. Devenu ex-fumeur il propose alors de donner un bonus pour encourager l'arrêt du tabac. L'opération est présentée aux représentants dmajoritairement pour le PS. Des études statistiques montrent que 40% des chômeurs votent pour Jean-Marie Le Pen et que 30% s'abstiennent. Faisons quelques calculs mathématiques. Si les 48% d'exemptés, soit 16,8 millions payaient 10 € d'impôts par an, 168 millions d'euros entreraient dans les caisses de l'état. Il est anormal qu'il y ait autant d'exemptés. Cette situation est totalement incivique car ils utilisent autant les services publics de la nation que les autres. La création de la CSG par Michel Rocard, un socialiste, avait pour but d'amener tous les foyers fiscaux à participer au désendettement de la France. Quand est-il aujourd'hui ? La même erreur que pour l'IS est entrain de se produire : on vet créer de nouveaux exemptés. Les Français sont allergiques à l'impôt mais ils se gargarisent du modèle social français. Allons-nous arrêter de penser que tous nos voisins sont des nantis, donc doivent payer, et que nous sommes individuellement les seuls à n'avoir aucun avantage, donc de vouloir être exemptés ?

2.. Opération sans tabac dans un société "high-tech" !

Tout commence par une plaisanterie. Un salarié lance à son patron un défi : "Si vous remplacez mon vieux téléphone par un appareil plus moderne, j'arrête de fumer." Chiche ! très rapidemu personnel car la moitié des salariés sont fumeurs. Le programme est lancé début 2007 et s'étend sur six mois. Avec l'aide d'un tabacologue et une incitation financière progressive allant jusqu'à 500 €uros, 30% des fumeurs ont relevé le défi. Certains ont craqués, mais le sujet ne cesse de faire parler et tous se mobilisent. Voilà une saine émulation à développer.

3. Définition du riche...

On est riche quand on gagne plus de 4.000 €uros par mois. Le seuil de richesse dépend de la personne qui en parle : pour un ouvrier, un riche est celui qui gagne environ 2,5 fois le SMIC, soit 3.000 €uros par mois. Pour un employé la richesse démarre à 3 fois le SMIC soit 3.600 €uros. Pour un cadre, sont riches ceux qui sont bien plus "aisés" que lui, c'est-à-dire bien évidemment, LES PATRONS dont le revenu peut atteindre jusqu'à 650 fois le SMIC, pour certains dirigeants du CAC 40. Il est bon de rappeler que 80 % de patrons de PME gagnent bien moins de 4.000 € par mois ! Les Français n'aiment pas les patrons mais acceptent sans problèmes que les artistes et les sportifs gagnent jusqu'à 1.000 fois le SMIC ! Comme quoi, tout est relatif. Contrairement aux sportifs, les patrons ne font pas vibrer les foules mais ils se "contentent" de faire bouillir la marmite !

4. Bilan décevant.

L'émission "J'ai une question à vous poser" sur TF1, a vu nos candidats répondre aux questions de téléspectateurs, parfois intimidés, le plus souvent nombrilistes. Est-ce le rôle d'une grande chaîne de télévision que de construire une émission d'information en recréant artificiellement "une place publique" dont les experts et les journalistes sont exclus ? Cela ressemble un peu à du voyeurisme et ne fait pas avancer le débat. Qu'en est-il ressorti ? De l'émotion, de la compassion, des sommes d'intérêts particuliers mais peu d'idées nouvelles : Rien sur l'Europe, rien sur les problèmes du monde ni même des sujets d'intérêt général pour lesquels le futur président sera supposé travailler. Les 100 Français invités dans les studios était de bien chétifs contradicteurs dont les candidats n'ont fait qu'une bouchée. On regrettera les débats d'autrefois qui permettaient de faire connaître les idées et les projets des candidats. C'est maintenant la démagogie qui triomphe !

5. Retour aux fondamentaux.

La harangue prononcée par Ségolène Royal devant des militants parisiens galvanisés avait tout de la classique méthode de "frapper sur la droite" plutôt que de vanter ses propres mérites. Après avoir bousculé les pachydermes socialistes en promettant d'inventer une nouvelle façon de faire de la politique, elle revient aux "fondamentaux" socialistes quitte à ce que ce brutal changement de cap ait pour conséquence de brouiller l'image de nouveauté et de fraîcheur qu'elle avait su se donner dans le paysage politique. Ségolène Royal a prononcé un discours anti-capitaliste et a dénoncé "l'argent avide de toujours plus", "cet argent arrogant qui se rêve sans contrôle, sans contraintes, sans contre-pouvoirs", "cet argent fou, et indocile, qui ruine l'image de la réussite, démoralise le travail et discrédite l'entreprise". S'inspirant de François Mitterrand, son "père putatif", Ségolène Royal, le talent oratoire en moins, a ressorti toutes les ficelles les plus grosses pour fustiger la "droite arrogante qui dit tout et son contraire mais qui ne varie pas sur l'essentiel". C'est vrai rien ne vaut les bonnes vieilles recettes de grand-mère !

6. A bon entendeur salut !

Revenons sur le désir de certains candidats, dont François Bayrou, de modifier la constitution française, voir de passer à une VIème république. L'exemple italien devrait leur donner à réfléchir. Romano Prodi à "chuté" à cause de la défection de deux sénateurs communistes. La coalition de centre-gauche s'est retrouvée ainsi victime de l'opposition entêtée de deux de ses représentants ! Ce genre de chose ne pourrait pas se produire en France. La Constitution française, inaugurée en 1959, il y aura bientôt 50 ans, a assuré une stabilité politique qui paraissait hors de portée à ceux qui ont vécu la IVème République. Les cohabitations se sont déroulées sans incident majeur. Certes, il serait nécessaire que le Parlement ne soit plus qu'une chambre d'enregistrement des désirs du gouvernement. Un stage en Italie permettrait aux réformateurs constitutionnels de distinguer entre les modifications utiles et les fausses bonnes idées.

7. Au secours, les dinosaures reviennent...

Ségolène Royal se réjouit du rassemblement des ténors socialistes autour de sa personne alors qu'elle les avait jusqu'alors totalement ignorés. Encore un tournant Royal en février ! Y en aura-t-il d'autres ? Alors qu'elle souhaitait secouer le cocotier socialiste et réaliser une campagne personnelle et participative, cette démarche apparaît comme un demi-aveu de faiblesse de sa part alors qu'elle avait construit sa réputation sur sa capacité à moderniser et à rajeunir la gauche socialiste. Elle semble s'être prise les pieds dans le tapis puisqu'elle n'arrive pas à s'imposer aux yeux des Français. Alors elle fait appel aux seniors pour faire du "neuf avec des vieux" : Est-ce moderne ! Pourra-t-elle mettre en route la machine à remonter le temps pour s'imposer et réformer la France ? Nous le saurons lors du prochain épisode d'un feuilleton à rebondissements qui se terminera le 6 mai 2007...

8. L'équation Bayrou.

La montée de François Bayrou relève du vieux rêve français d'un grand unanimisme électoral. Cependant ce fantasme est illusoire et sa présence rend l'élection imprévisible. Si François Bayrou arrive au second tour contre Nicolas Sarkozy, il sera élu, en grande partie, par les électeurs de gauche. Dans le cas ou il se retrouverait contre Ségolène Royal, il serait élu par les gens de droite et du centre. Dans les deux cas, il serait obligé de tenir compte de chacune de ses hypothèses pour avoir une majorité, c'est-à-dire tout faire pour casser les deux grands partis que sont le PS et l'UMP. Mais alors que feraient les députés élus par des électeurs déboussolés ? La gauche et la droite tenteraient de prendre leur revanche aux législatives. N'y aurait-il pas le risque d'un retour à une certaine forme de IVème république avec tous les implications que peu d'entres nous ont connus ! Pensons-y au moment de voter...

Henri Pauvert.

# Posté le samedi 03 mars 2007 19:13